Les offices de tourisme de Narbonne, Carcassonne et Limoux n’étaient pas en vacances jeudi, à Barcelone. Les Audois ont mis le cap au sud pour promouvoir leurs destinations auprès de prescripteurs catalans. Nouvelles...
Les offices de tourisme de Narbonne, Carcassonne et Limoux n’étaient pas en vacances jeudi, à Barcelone. Les Audois ont mis le cap au sud pour promouvoir leurs destinations auprès de prescripteurs catalans. Nouvelles forteresses royales et échantillons gourmands dans les bagages.
Jour de fête dans le patio d’un hôtel chic de l’Eixample. À 13 h 30 pétantes ce 15 octobre (l’heure réglementaire du déjeuner en Espagne), la blanquette de Limoux a avantageusement remplacé le cava pour le traditionnel verre d’accueil. Caroline Combis, de l’Agence de développement touristique de l’Aude (ADT 11), Sarahi Seguy, de l’Office de tourisme de Carcassonne, Virginie Sire, de l’office de Narbonne et Lucas Hurstel de Limouxin Tourisme ont ensuite présenté les atouts de leurs destinations, en espagnol.
"El alma del sur de la Francia"Une incursion dans l’ultra touristique Barcelone pour proposer une offre touristique différente : de proximité car à deux heures de train, prestigieuse avec des monuments classés à l’Unesco mais aussi verte, durable, festive et gastronomique. Des atouts uniques, rassemblés pour le marché espagnol sous l’identité Alma del sur de la Francia (l’âme du sud de la France) dont sont déjà très friands les Catalans et les Espagnols, toujours plus nombreux autour de Carcassonne (17 % des nuitées de la ville) et Narbonne (visites sur-mesure en catalan/espagnol). Alors pourquoi ces efforts de séduction en direction d’une clientèle installée, qui revient, et qui est même première clientèle étrangère dans l’Aude ?
"C’est vrai qu’on nous connaît déjà beaucoup ici, sourit Caroline Combis. Surtout Narbonne et Carcassonne, donc on travaille sur les autres sites comme les Forteresses royales du Languedoc entrées à l’Unesco cet été. Et sur une offre globale sur tout le territoire audois car au-delà de l’aspect touristique, c’est le développement du territoire qui est en jeu, l’aménagement de zones rurales peu peuplées où se situent les forteresses. Les Audois doivent s’approprier ces sites comme c’est déjà le cas de Carcassonne".
7 châteaux audois ainsi que la cité et les remparts de Carcassonne ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco en juillet 2026.
L'INDEPENDANT/CLAUDE BOYER
Les profils des visiteurs catalans et espagnols sont très divers, familles, retraités, couples…, car il s’agit de touristes "historiques" dans l’Aude et qui viennent "toute l’année", indiquent les professionnels audois. Et pour qu’ils continuent de venir et revenir, malgré l’accélération du réchauffement climatique qui impacte durement le secteur, le département va jouer la "contre-programmation". Une stratégie mettant en avant autre chose que les sites ou activités qui pâtissent le plus des fortes chaleurs.
"Notre mot d’ordre, c’est la résilience, martèle Caroline Combis, de l’ADT 11. Le Covid, les grèves, le réchauffement climatique… le tourisme est un secteur où il faut être résilient, on n’a pas le choix et on a conscience que c’est sain pour notre territoire de changer de positionnement et de préserver ainsi notre outil de travail". L’Aude, destination résistante et résiliente, un autre atout qui n’est sans doute pas pour déplaire aux touristes venus de l’autre côté des Pyrénées.