Dans le cadre d’Erasmus +, des enseignants espagnols découvrent l’école inclusive à Limoux et Quillan. Une immersion pour s’inspirer des méthodes audoises et développer un réseau de partenaires à l’étranger.
Dans le cadre d’Erasmus +, des enseignants espagnols découvrent l’école inclusive à Limoux et Quillan. Une immersion pour s’inspirer des méthodes audoises et développer un réseau de partenaires à l’étranger.
Depuis huit ans, le lycée Ruffié bénéficie du programme européen Erasmus + qui permet à ses élèves de se former dans une entreprise étrangère, de se confronter à d’autres langues et de rencontrer des citoyens européens. Mais il permet aussi, ce que l’on sait moins, à ses personnels de suivre des collègues voisins dans leur quotidien professionnel.
Aujourd’hui, des profs espagnols d’Ibi sont venus s’inspirer des enseignants français d’ici ! "Après des collègues minorquins, autrichiens, suédois, roumains et italiens, c’est avec des professeurs des environs d’Alicante, que cette année, nous allons travailler", s’enthousiasme une des enseignantes qui coordonnent cet échange.
Le projet avec l’Institut d’educació secundària (IES) Nou Derramador de la ville d’Ibi vise à créer un réseau d’entrepreneurs prêts à accueillir en stage lycéens et étudiants de BTS. "Bartolomé, qui s’est joint à la délégation des enseignants espagnols, travaille dans un institut technique de recherche et de formation créé par les chefs de petites entreprises locales. Ce sera un de nos partenaires pour organiser les périodes de formation en milieu professionnel des lycées du secteur ", précise une des animatrices du réseau de l’ouest audois.
Découvrir "l’école inclusive" à la françaiseMais l’objectif principal de ces stages d’observation en immersion appelés job shadowing dans le programme Erasmus +, est d’encourager les professionnels de l’éducation, à étudier in situ le travail de leurs homologues européens pour s’en inspirer. La délégation espagnole (Julio, Cati et Bartolomé) s’est intéressée aux méthodes expérimentées dans les établissements de Quillan et de Limoux pour répondre aux besoins particuliers de certains élèves.
Cati, psychologue à l’IES d’Ibi, explique : "Nous avons découvert la section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa) à Limoux et l’impressionnant plan de prévention du harcèlement (pHARe) du collège Joseph-Delteil". Son collègue Julio complète : "À Quillan, nous avons visité la salle de l’Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) qui aménage le cursus de douze élèves en situation de handicap. Nous mesurons la portée pédagogique d’une telle adaptation des supports, des consignes et des évaluations. Nous avons aussi été enthousiasmés par l’ingéniosité des outils stimulants qui y sont expérimentés : une clé pour retrouver le moral, des balles antistress, un cabinet de curiosités ou encore un miroir caché dans une boîte avec l’inscription : "Ouvre et regarde qui est unique". Il est évident que cela dépasse l’inspiration pour devenir l’envie de reproduire chez nous !"