La foire Saint-Martin a ouvert ses portes ce samedi 24 octobre sur le parking du parc des expositions de Perpignan, dans un contexte pour le moins particulier. Entre manifestation contre la vie chère, couvre-feu...
La foire Saint-Martin a ouvert ses portes ce samedi 24 octobre sur le parking du parc des expositions de Perpignan, dans un contexte pour le moins particulier. Entre manifestation contre la vie chère, couvre-feu imposé aux mineurs et climat tendu en ville, les forains ont dressé un bilan contrasté de cette première soirée.
Les effluves de gaufres, de crêpes et de chichis flottent dans l’air. À quelques mètres de l’entrée, les marrons chauds côtoient les sandwichs à la raclette. Les manèges à sensations tournent, les lumières clignotent et les enfants s’essayent à la pêche aux canards. En ce dimanche 25 octobre, la foire Saint-Martin a retrouvé ses habitués sur le parking du parc des expositions de Perpignan.
Ce dimanche, il semblerait que les visiteurs aient été au rendez-vous.
MICHEL CLEMENTZ
Mais derrière l’ambiance festive, le premier soir d’ouverture, samedi, n’a pas tout à fait ressemblé à ces prédécesseurs. En cause, notamment, la mobilisation du samedi après-midi, suivie d’un couvre-feu interdisant aux mineurs de moins de 18 ans de circuler sur la voie publique, seuls ou accompagnés, de 19 h 30 samedi à 6 heures ce dimanche.
Nous, en tout cas, on a vraiment bien travaillé
John Lombard, membre du comité de la foire, reconnaît que la mesure a eu des conséquences : "Bien sûr que ça nous a impactés un petit peu. En fin d’après-midi, il y avait moins de monde que d’habitude comme il y avait la manifestation des jeunes en centre-ville… Sûrement que les gens ont eu un peu peur. Mais dans l’ensemble, on peut dire qu’on a pas trop mal commencé. Ça s’est bien passé."
Les forains dressent un bilan contrasté de leur première soirée à Perpignan.
MICHEL CLEMENTZ
Dans les allées, les impressions divergent. Priscillia, qui tient un stand de pêche aux canards, est plutôt satisfaite. "On avait peur que ce contexte change tout, mais ça n’a rien changé. Nous, en tout cas, on a vraiment bien travaillé. Les familles étaient bien au rendez-vous", se réjouit-elle.
À quelques pas, Laura, qui tient le Carrousel enchanté, est plus réservée. "Ça a été très calme. Il y avait des gens qui se baladaient, mais plutôt des familles avec des petits. Il n’y avait pas beaucoup d’ados. Le premier samedi d’ouverture est habituellement plus animé. On l’a ressenti quand même. Ce n’est pas comme les autres années. Je pense que c’est dû à l’ambiance, sûrement. Le couvre-feu, toutes les mobilisations… Je pense que les gens ne sont pas trop sortis ce week-end par rapport à d’habitude. Et puis, maintenant, tout est cher. C’est dur en ce moment. Pour tout le monde."
Moins d’ados qu’à l’accoutuméePierre, un autre forain, partage ce constat. "Je pensais que ça allait aller mieux que ça pour le coup. Il y avait un peu de monde, mais moins qu’habituellement. Ce n’était pas le désert, loin de là, mais il y avait moins d’ados. Je pense que les gens ont eu un peu peur de sortir. Si vous habitez dans le centre-ville, vous devez traverser la manifestation pour venir jusqu’ici…"
Mais, pas de panique. La foire Saint-Martin, qui se poursuit jusqu’au 22 novembre, a encore plusieurs semaines devant elle pour retrouver son rythme de croisière et faire le plein de visiteurs.