Après une matinée calme marquée par le rassemblement de 1 500 à 2 500 personnes à Perpignan, la mobilisation de ce samedi 24 octobre a pris un tout autre visage dans l’après-midi. Un groupe d’environ 500 manifestants,...
Après une matinée calme marquée par le rassemblement de 1 500 à 2 500 personnes à Perpignan, la mobilisation de ce samedi 24 octobre a pris un tout autre visage dans l’après-midi. Un groupe d’environ 500 manifestants, principalement des jeunes, ont tenté de rejoindre le centre-ville, provoquant plusieurs interventions des forces de l’ordre.
"ACAB", "Les flics, les flics, on vous enc…". Les insultes à l’encontre des forces de l’ordre ont fusé dans les rues de Perpignan, ce samedi 24 octobre dans l’après-midi. Visages masqués, cagoules remontées sur la tête, les plus jeunes ont couru dans tous les sens, dans une atmosphère de provocation. Une scène qui a contrasté avec le rassemblement du matin qui s’est déroulé dans le calme.
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13 heures. De retour place de Catalogne, une grande partie des manifestants s’est dispersée. Mais environ 500 personnes ont décidé de poursuivre la mobilisation de leur côté.
15 heures. Sur le boulevard Clemenceau, les forces de l’ordre ont procédé aux premières sommations pour empêcher le cortège de pénétrer dans le centre-ville, une obligation écrite noir sur blanc sur un arrêté préfectoral quelques jours plus tôt. Devant les Galeries Lafayette, policiers et manifestants se sont fait face. La tension a été palpable et la situation a semblé pouvoir dégénérer à tout moment. Les policiers sont parvenus finalement à faire reculer le cortège jusqu’à la place de Catalogne.
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16 heures. Le groupe s’est dirigé ensuite vers la gare. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes. Les manifestants sont partis en courant, les cris se sont élevés et le cortège s’est étiolé. Puis cela a été un vrai jeu du chat et de la souris autour du square Jeantet Violet. Jusqu’à la nuit tombée, plusieurs groupes ont tenté à nouveau de gagner le centre-ville.
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Au total, la préfecture des Pyrénées-Orientales faisait état de 21 interpellations, dont 4 placements en garde à vue, avant même que le couvre-feu dès 19 h 30 et jusquà ce samedi à 6 heures n’ait commencé.