Dans une déclaration commune, les élus du conseil départemental du Lot-et-Garonne réaffirment leur "attachement indéfectible à la liberté de manifester pacifiquement". Même si Agen et Marmande ont été épargnées par...
Dans une déclaration commune, les élus du conseil départemental du Lot-et-Garonne réaffirment leur "attachement indéfectible à la liberté de manifester pacifiquement". Même si Agen et Marmande ont été épargnées par des scènes de désordre, ils expriment leur entière solidarité avec les communes touchées par des débordements. Ils refusent enfin "tout amalgame entre des colères légitimes, qui doivent être entendues, et des actes de violence qui doivent être condamnés".
Des mots pour panser les maux. Et des mots pour tenter d'en endiguer de nouveaux, même si Agen et Marmande ont été jusque-là épargnés par le désordre. Après le chaotique "Acte I" des manifestations du 17 octobre et à la veille d'un "Acte II" du 24 octobre moins intense, les élus du conseil départemental du Lot-et-Garonne ont exprimé à la fois leur "attachement indéfectible à la liberté de manifester pacifiquement" et leur "soutien à l'ensemble des personnels mobilisés pour protéger les populations".
Vendredi, en ouverture de la session dédiée à la Décision modificative n° 2 du budget 2026, les quatre groupes politiques du Département ont rappelé dans une déclaration commune les valeurs républicaines qui permettent de faire société. La majorité départementale « Lot-et-Garonne au cœur, « 100 % Lot-et-Garonne », « La dynamique citoyenne » et « Les 47 » ont condamné "avec la plus grande fermeté les violences, les dégradations, les incendies, les pillages et les attaques contre les forces de l'ordre ou nos institutions".
"Lorsqu'une mairie est détruite, c'est notre maison commune qui est attaquée"Ils ont dit leur entière solidarité avec les communes impactées par ces violences, tout particulièrement la Ville de Limoges, dont l'hôtel de ville historique a été ravagé par un incendie. "Lorsqu'une mairie est détruite, c'est notre maison commune qui est attaquée. C'est notre démocratie de proximité qui est touchée. Au-delà de la peur et de la sidération provoquées par ces événements, ce sont aussi des commerçants, des particuliers et des familles qui en subissent aujourd'hui les conséquences".
Ils refusent toutefois tout amalgame entre les rassemblements autorisés et les tragiques scènes de violences. Ils considèrent ainsi comme légitimes "les revendications des lycéens et des étudiants qui demandent à pouvoir étudier dans des conditions dignes, dans des salles de classe en bon état, des établissements correctement entretenus et des professeurs présents en nombre suffisant". Ils soulignent que ces mouvements "traduisent des inquiétudes plus larges, celles de Français confrontés aux difficultés du quotidien, à la perte de pouvoir d'achat ou encore à la fragilisation des services publics".
Un acte III est programmé samedi à Agen. Les syndicats appellent à une grève le jeudi 5 novembre.