Ce lundi 19 octobre, à Agen, deux femmes de 33 et 25 ans avaient été reconnues coupables de violences, rébellion et outrage envers un policier en marge de la manifestation du 17 octobre. Elles avaient toutes deux...
Ce lundi 19 octobre, à Agen, deux femmes de 33 et 25 ans avaient été reconnues coupables de violences, rébellion et outrage envers un policier en marge de la manifestation du 17 octobre. Elles avaient toutes deux écopé d'une peine de six mois avec sursis, soit largement moins que la peine sollicitée par le procureur de la République. Ce dernier a décidé d'interjeter appel. Le gouvernement a demandé aux parquets de faire preuve de fermeté face à ces débordements.
"J'ai demandé à l'ensemble des parquets de France d'avoir une extrême fermeté, d'être impitoyables envers l'attaque contre les policiers, les gendarmes, les sapeurs-pompiers qui sont intervenus", déclarait fermement Gérald Darmanin, ministre de la Justice, après les mobilisations du 17 octobre.
Ce lundi 19 octobre, du côté d'Agen, le message avait été entendu. Deux femmes de 33 et 25 ans étaient jugées en comparution immédiate pour violences en réunion, rébellion et outrage envers un policier. Pendant l'audience, Olivier Naboulet, procureur de la République, avait déploré le comportement des deux mises en cause. "Elles ont abîmé ce que voulaient exprimer les manifestants samedi", avait-il pesté.
Le procureur interjette appelIl avait requis quinze mois de prison dont cinq mois ferme en détention à l'encontre de chacune d'elles. Le tribunal avait décidé de se montrer davantage clément. Les deux belles-sœurs avaient été condamnées à six mois de prison avec sursis. Ce mardi 20 octobre, le procureur de la République a décidé d'interjeter appel de ce jugement.
Pour rappel, deux jours plus tôt, alors que la manifestation officielle s'était achevée, une cinquantaine de personnes avaient décidé de jouer les prolongations l'après-midi. Le rond-point du Pin avait été pris d'assaut. Trois personnes s'étaient assises en plein milieu de la chaussée pour bloquer la circulation. Un policier est intervenu en agrippant l'une des femmes par le bras, estimant que ces contestataires se mettaient en danger.
Coups, insultes, dégradations...La trentenaire avait réagi de manière virulente. Elle avait donné plusieurs coups de pied et insulté le fonctionnaire de police. Interpellée dans la foulée, elle avait été placée dans un fourgon de police. Voyant la scène, sa belle-sœur de 25 ans avait tenté de voler à son secours. Elle aussi avait commis des violences envers le même policier. Elle avait même tiré de toutes ses forces sur la porte coulissante du véhicule, qui était sortie de son rail. À ce jour, le fourgon n'est plus utilisable. Si la première avait préféré garder le silence face aux magistrats, sa co-prévenue avait exprimé de profonds regrets sur son comportement.