L'émission culte de France Inter a posé ses valises sous le Hall de Paris à Moissac. Retour sur une journée d'enregistrement conviviale et intergénérationnelle au cœur du Tarn-et-Garonne, avant sa diffusion en octobre.
l'essentiel L'émission culte de France Inter a posé ses valises sous le Hall de Paris à Moissac. Retour sur une journée d'enregistrement conviviale et intergénérationnelle au cœur du Tarn-et-Garonne, avant sa diffusion en octobre.
"Le jeu des 1 000 euros, il nous enterrera tous !", Christian, jeune sexagénaire, sait de quoi il parle. Dans sa plus tendre enfance, chez ses grands-parents, on écoutait religieusement le poste de radio TSF à l’heure du repas méridien, au fil des questions de l’animateur historique Lucien Jeunesse, ponctuées des célèbres quatre notes du métallophone qui égrenait le chronomètre. Aujourd’hui, le "Jeu des 1 000 francs" est passé à l’euro, mais c’est toujours le même métallophone qui est le maître du temps. Ce jeu radiophonique antédiluvien (créé en 1958 par Henri Kubnick), d’une simplicité absolue (des questions de culture générale, des réponses), aux récompenses restant modestes comparées à la gabegie des jeux télévisuels, est toujours dans son jus depuis plus d’un demi-siècle sur la radio généraliste de service public, "France Inter".
"Mon père était fan de ce jeu"Il apparaît aujourd’hui comme presque éternel tant il a séduit un grand nombre de générations. Et l’aventure continue de plus belle : arpentant les communes, grandes et petites, de France et de Navarre, la fine équipe du jeu a posé ses valises mardi 8 septembre, sous le Hall de Paris, à Moissac, pour une grande séance d’enregistrement en public. L’intergénérationnalité est confirmée par la composition du public couvrant tout l’éventail des classes d’âge, digne d’un panel d’un institut de sondage. Christophe, un autre sexagénaire, se souvient. "Mon père était fan de ce jeu. Figurez-vous qu’il y a participé plusieurs fois !", livre-t-il avec un brin de nostalgie.
Sur la scène, on s’active en toute décontraction, et les candidats se pressent à son pied. On est alors frappé par la sobriété de l’ensemble : une petite sono, deux micros, le fameux métallophone et une pile de bouquins à offrir aux candidats. L’ensemble tiendrait dans un Kangoo, alors qu’il s’agit d’une des plus célèbres émissions de France ! L’équipe est composée de quatre personnes : Laurent César et Sébastien Huel à la régie son ; Yann Pailleret, qui officie au métallophone depuis trente-cinq ans, mais qui, surtout, s’occupe du montage et de l’intendance, et enfin, le talentueux présentateur Nicolas Stoufflet, une des voix les plus connues dans l’Hexagone, qui a succédé, il y a presque vingt ans, à Louis Bozon, lui-même successeur de Lucien Jeunesse. Un sacré pedigree !
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Une émission diffusée en octobreLes sélections se font à la volée, en toute décontraction ; on forme ensuite quatre binômes d’adultes et un de jeunes qui vont concourir alternativement. L’ensemble sera ensuite découpé en séquences qui seront diffusées la semaine du 5 au 9 octobre vers 12 h 45, sur "France Inter". Tout au long de l’enregistrement, le public ponctue spontanément les jingles de manière presque pavlovienne tant on sent que ce sont bien des auditeurs assidus qui sont dans la salle. On ne dira rien ici des candidats retenus et de leurs fortunes diverses car ils seront à découvrir lorsque le jeu sera diffusé en octobre.
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À signaler en amont de chaque diffusion, à 12 h 30, après le rappel des titres du journal de 13 heures, l’excellente émission "Carnets de campagne", présentée par Dorothée Barba, qui met en lumière des initiatives locales innovantes, qui seront donc tarn-et-garonnaises pour l’occasion. En attendant, pour paraphraser Nicolas Stoufflet à la fin de chaque émission : "À demain, si vous le voulez bien !"