Au surlendemain de la journée chaotique du 17 octobre, des jeunes continuent de se rendre à « Répu », malgré une tension constante avec les forces de l’ordre. Ce lieu chargé de symbole devient le théâtre d’échanges, parfois inattendus.
Sous quelques gouttes de pluie, un groupe de jeunes enchaîne les passes avec un ballon de foot, à deux pas du café Fluctuat Nec Mergitur, place de la République, à Paris. Il n’est que 17h40 ce lundi 19 octobre – le préfet n’a pas encore annoncé que les manifestations y seront interdites dès 20 heures et qu’un couvre-feu y sera instauré à partir de 23 heures, le tout jusqu’à 6 heures le lendemain –, mais la rue de Turbigo est déjà fermée par sept camions de CRS et de la gendarmerie. Sur la place, il y a plus de monde qu’un soir de semaine ordinaire. Difficile de chiffrer, tant il s’agit de petits groupes de deux à cinq personnes.
Quarante-huit heures se sont déroulées depuis la mobilisation, samedi 17 octobre, qui a rassemblé, pêle-mêle, « gilets jaunes », jeunes et lycéens, fonctionnaires et peuple de gauche. Si la majorité des manifestations se sont passées dans un esprit bon enfant, la journée a donné lieu à des dégradati…
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