Pris de court par les remarques amusées (et parfois agacées) de la journaliste de BFMTV, le maire de Cannes et candidat à la présidentielle a eu bien du mal à se justifier.
Pris de court par les remarques amusées (et parfois agacées) de la journaliste de BFMTV, le maire de Cannes et candidat à la présidentielle a eu bien du mal à se justifier.

Capture d’écran BFMTV
David Lisnard était encore en retard à son interview et ça n’a pas échappé à Apolline de Malherbe
S’il se passe quelque chose, mieux vaut que ce soit après 8 h 30. Invité de la matinale de BFMTV ce mardi 13 octobre, le maire de Cannes David Lisnard a de nouveau brillé par son manque de ponctualité. Apolline de Malherbe lui a effectivement fait remarquer qu’il était arrivé en retard aux abords du studio, obligeant la chaîne à décaler de quelques minutes sa prise d’antenne pour démarrer cet entretien en direct.
« C’est la deuxième fois que vous me faites le coup. On va préciser les choses : une fois, je m’en souviens très bien, vous aviez cinq minutes de retard, c’était il y a deux ou trois ans, la première fois que je vous ai reçu. (...) Et là, ce matin, deux minutes avant, tout d’un coup… On a dû décaler à 8 h 31 », a ainsi raconté la journaliste à la fin de l’interview. Avant de demander à son interlocuteur s’il n’est pas nécessaire d’être « du matin pour présider la France. »
Réponse de David Lisnard : « il faut se faire désirer dans la vie. » Plus sérieusement, celui qui espère imposer sa ligne libérale durant la campagne présidentielle (malgré son manque de notoriété et de dynamique politique), a tenté de justifier son retard en assurant avoir « suivi la rentrée » et la situation dans sa ville de Cannes, également marquée par les blocus lycéens.
« Chapeau bas »« Je suis un maniaque des choses. Si vous demandez à ceux qui bossent avec moi, ils savent que je suis à bloc », a-t-il ajouté, manifestement pris de court par les reproches de son interlocutrice. Et d’expliquer, tant bien que mal, avoir été « en contact avec les équipes sur le terrain, les policiers municipaux, les équipes de nettoiement… »
Anecdotique (et plutôt légère) à l’échelle de cette campagne, la séquence fait le bonheur des adversaires politiques de l’ancien membre de LR, également président de l’association des maires de France. D’abord relayé par un cadre des jeunes avec Édouard Philippe sur les réseaux sociaux, cet extrait est désormais commenté par certains élus, de gauche, qui moquent une forme de décalage entre le discours de David Lisnard et son attitude.
« Chapeau bas », écrit par exemple le sénateur communiste Ian Brossat, en moquant un « libertarien » prompt « à traiter les Français de feignasses », mais « pas foutu de se lever à l’heure pour une matinale à la télé ».