Jacques Bargues, qui fête ses 100 ans ce vendredi, joue au bridge cinq fois par semaine. Une passion qui lui permet de rester actif et entouré. Il sera mis à l’honneur à l’occasion de l'assemblée générale du club de...
l'essentiel Jacques Bargues, qui fête ses 100 ans ce vendredi, joue au bridge cinq fois par semaine. Une passion qui lui permet de rester actif et entouré. Il sera mis à l’honneur à l’occasion de l'assemblée générale du club de Montauban.
Il nous reçoit chez lui, marche sans difficulté, et raconte son histoire avec une étonnante précision. Jacques Bargues souffle sa centième bougie, et pourtant, rien ne le laisse deviner. Son secret ? Un emploi du temps rythmé par le bridge.
Lundi, mercredi et vendredi, il prend la direction du club de Montauban. Mardi et jeudi, c’est à Verdun-sur-Garonne qu’il retrouve ses partenaires. Chaque séance dure près de quatre heures. Et Jacques conduit toujours, n’hésitant pas à emmener avec lui d’autres membres. Ces rendez-vous lui permettent surtout de garder une vie sociale bien remplie. "Mes meilleurs amis sont des bridgeurs", confie-t-il. Un lien devenu d’autant plus précieux depuis la disparition de son épouse, il y a deux ans, avec qui il jouait. Ils partageaient notamment des séjours avec des parties le matin, des excursions l’après-midi, avant de retrouver les tables le soir.
Il a disputé les championnats de FranceLe Montalbanais a découvert le bridge alors qu’il travaillait encore, grâce à des connaissances de ses parents, qui le pratiquaient eux aussi. Mais c’est à la retraite qu’il s’y consacre véritablement, jusqu’à participer aux Championnats de France. Aujourd’hui, il a laissé les tournois de côté et joue uniquement pour le plaisir.
Car le bridge, Jacques Bargues l’apprécie aussi pour ce qu’il demande. "Il faut réfléchir, se rappeler les annonces, progresser", explique-t-il. Pas question pour autant de jouer seul derrière un écran : "Je n’aime pas ce truc anonyme. Moi, je veux voir la personne en face". Ces cinq rendez-vous hebdomadaires l’obligent par ailleurs à rester en mouvement. "Sans le bridge, je ne sortirais pas", reconnaît-il.
"100 ans, ce n'est pas un aboutissement"Au club, son caractère contribue à sa popularité. "Il est très gentil, toujours agréable et à l’écoute, tout le monde l'aime", nous confie Martine Grandval, la présidente. Né à Montauban, Jacques est issu d’une famille bien connue de la cité d’Ingres. Son grand-père y a fondé la blanchisserie Bargues en 1906, une entreprise que son père puis lui-même ont ensuite dirigée, avant que son fils ne reprenne à son tour les rênes. Aujourd’hui encore, l’activité se poursuit sous le même nom, avec sa petite-fille à sa tête.
Après avoir vu l’entreprise familiale se transmettre de génération en génération, Jacques Bargues aborde le passage des années avec beaucoup de simplicité. Pour lui, son âge n’a finalement rien d’exceptionnel : "Avoir 100 ans, ça m’est égal, ce n’est pas un aboutissement". Et quand on lui demande ce qu’on peut lui souhaiter pour l’année à venir, Jacques n’hésite pas une seule seconde : "De pouvoir continuer à jouer au bridge, bien évidemment".