Dans « la Construction raciste des violeurs », l’essayiste féministe Valérie Rey-Robert revient sur la fabrication des préjugés liés au viol, qui visent les hommes arabes, noirs et juifs à travers les siècles.
L’essayiste Valérie Rey-Robert à Paris, le 22 mars 2024. MARIE ROUGE/PASCO&CO
En 2019, l’essayiste féministe Valérie Rey-Robert apportait un éclairage pertinent sur les spécificités du déni entourant les violences sexuelles dans son ouvrage « Une culture du viol à la française. Du “troussage de domestique” à la “liberté d’importuner” » (Libertalia). Sept ans plus tard, elle publie un nouvel essai, « la Construction raciste des violeurs » (toujours chez Libertalia), dans lequel elle poursuit sa réflexion sur la culture du viol en y apportant une grille d’analyse « raciale ». Elle démontre ainsi que d’anciens préjugés racistes sur une prétendue violence des hommes noirs, juifs, arabes et musulmans à l’encontre des femmes ont traversé les siècles et sont toujours d’actualité.
Comment est décrite la sexualité des hommes noirs, arabes et juifs à travers les siècles ?Valérie Rey-Robert Dès les premiers siècles de l’islam, des auteurs chrétiens commencent à le décrire comme une religion dominée par les plaisirs de la chair, à l’inverse du christianisme, présenté comme plus s…
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