Huit ans après les Gilets jaunes, des appels anonymes diffusés sur TikTok invitent à manifester ce samedi 17 octobre contre la flambée des carburants. Relayée par plusieurs figures politiques de gauche, cette...
Huit ans après les Gilets jaunes, des appels anonymes diffusés sur TikTok invitent à manifester ce samedi 17 octobre contre la flambée des carburants. Relayée par plusieurs figures politiques de gauche, cette mobilisation sans étiquette syndicale espère s’unir à la contestation lycéenne.
Un appel anonyme né sur les réseaux sociaux invite à manifester en France le samedi 17 octobre 2026 contre la hausse des prix des carburants, mais aucun syndicat ne l’a rejoint et sa jonction avec le mouvement lycéen n’est pas acquise.
Des messages et des vidéos diffusés sur TikTok, YouTube et X appellent à une mobilisation nationale contre la hausse des prix de l’essence et de la vie quotidienne. La date renvoie au 17 novembre 2018, jour fondateur des rassemblements sur les ronds-points de France, qui avait réuni près de 300 000 personnes.
Selon Public Sénat, tout part d’une vidéo d’un jeune homme sur TikTok, qui a retenu un samedi de vacances scolaires pour que chacun puisse venir. Aucune page liée aux Gilets jaunes n’a publié de communiqué à l’origine de l’appel. En métropole, les vacances de la Toussaint débutent bien ce samedi et durent jusqu’au lundi 2 novembre.
Qui soutient la mobilisation du 17 octobre ?Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, appelle à se mobiliser et réclame une baisse de la TVA sur les carburants, de 20 % à 5,5 %. Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a déclaré sur Franceinfo le 13 septembre que son parti soutiendrait la mobilisation du 17 octobre, selon Sud Radio et le Journal de l’économie. Aucun syndicat n’a pris position, d’après Public Sénat.
Le mouvement lycéen réclame notamment 250 000 places supplémentaires à l’université et la suppression de la sélection par Parcoursup. Environ un millier de rassemblements et jusqu'à 100 000 personnes sont attendues selon de premières estimations.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis de premières décisions avant fin octobre. Les organisations lycéennes jugent ces réponses insuffisantes, et l’Union syndicale lycéenne maintient deux demandes : la suppression de Parcoursup et un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées.
Que sait-on des rassemblements annoncés ?Après la manifestation parisienne du 13 octobre, de nombreux lycéens disaient vouloir poursuivre le 17, malgré les vacances, et espéraient le renfort des travailleurs, des agriculteurs, des soignants et des pompiers. “On aura notre place le 17 octobre”, affirme Marius Mesnil, co-secrétaire général de l’Union syndicale lycéenne, interrogé sur Public Sénat. D’autres renoncent, par fatigue après trois semaines de blocages ou par crainte de heurts avec la police.
Le site 17octobregiletjaune.net dédié à l’appel, titré “Jaunes et jeunes”, annonce à Paris un rassemblement à l’Opéra à 13 h, puis un départ vers la Bastille à 14 h 30. Ce programme émane d’un site dont les responsables ne sont pas identifiés. Aucune confirmation n’a été donnée en préfecture.