Retrouvez tous les dimanches dans l'édition du Tarn-et-Garonne les indiscrétions politiques de la rédaction. Cette semaine, c'est dans les coulisses des élections sénatoriales qu'il fallait tendre l'oreille, pour...
l'essentiel Retrouvez tous les dimanches dans l'édition du Tarn-et-Garonne les indiscrétions politiques de la rédaction. Cette semaine, c'est dans les coulisses des élections sénatoriales qu'il fallait tendre l'oreille, pour saisir la cacophonie dans les rangs de la gauche. On vous parle aussi du report inédit du conseil municipal de Montauban et de la campagne des présidentielles.
"Les sénatoriales, c’est le bal des faux culs", confie un observateur avisé de ce scrutin. La candidate du PRG Anne Ius en a fait l’amère expérience dimanche 27 septembre. La mieux placée à gauche à l’issue du 1er tour, la conseillère départementale pensait tirer bénéfice du retrait de Rodolphe Portolès (PCF) et Gérard Craïs (PS). Le message du premier était assez clair : "Afin de ne pas pénaliser le candidat le mieux placé à gauche, j’ai décidé de retirer ma candidature pour le second tour. Cette décision s’inscrit dans notre volonté de faire vivre une gauche utile, fidèle à ses valeurs et pleinement engagée contre l’extrême droite".
Anne Ius n'a pas été aidée par les grands électeurs du PS, c'est le moins que l'on puisse dire.
DDM MANUEL MASSIP
Le verbatim du second, dont on doute que le maire d’Auty en soit vraiment l’auteur, peut être lu différemment : "Alors que le Rassemblement national est aux portes du Sénat, je considère qu’il est essentiel de tout mettre en œuvre pour éviter sa progression. J’appelle donc les grands électeurs à se reporter sur les candidats de l’arc républicain afin de faire barrage à l’extrême droite". Quelques heures plus tard, Valérie Rabault se disait "soulagée que les deux sénateurs du 82 restent dans l’arc républicain".
La ficelle du RN était un peu grosse : le fait que le parti lepéniste puisse constituer un groupe au Sénat n’a rien d’un exploit après ses résultats aux municipales. C’était surtout un argument facile pour les socialistes pour démolir un peu plus l’union de la gauche.
Dominique Sardeing amnésiqueDimanche, à la préfecture, dans la file des grands électeurs attendant de glisser une enveloppe pour le second tour, Dominique Sardeing a joué aux dynamiteurs de l’union de la gauche. Chez les socialistes, elle n’a pas été la seule à affirmer, sous le nez des soutiens d’Anne Ius, qu’il n’était pas question de voter pour elle, considérant que "les radicaux n’étaient plus de vrais partenaires".
Quelle est la stratégie de Dominique Sardeing? Bien difficile de le savoir à l'heure où la gauche aurait besoin de rassembler ses forces.
DDM MANUEL MASSIP
Faut-il rappeler à Dominique Sardeing qu’elle doit le mandat qu’elle occupe encore jusqu’en 2028 à la victoire de la gauche aux élections départementales de 2021 ? Dans le canton de Montech, candidate en binôme avec le PRG Michel Weill, Mme Sardeing a bénéficié de la popularité du Montbetonnais pour glaner ce succès… et obtenir ensuite un poste de vice-présidente dans l’exécutif du conseil départemental où les radicaux et apparentés comptaient 11 sièges et le PS seulement 5.
On est curieux de savoir avec qui Dominique Sardeing entend faire équipe, aux Départementales de 2028, pour garder son siège, car il semble bien aujourd’hui que ce soit son unique préoccupation.
Deux heures de retard pour le dépouillement : le préfet reste zenOrganisé par la vice-présidente du tribunal judiciaire de Montauban, le scrutin des sénatoriales a mis à rude épreuve les nerfs des grands électeurs. Prévue à 11 h 30, la déclaration des résultats du 1er tour n’est tombée qu’à 13 h 25. Stoïque, le préfet Sébastien Cauwel a lancé à ceux qui s’impatientaient : "Ça va arriver un jour ou l’autre".
Montauban : le conseil municipal repoussé d’une semaineIl était annoncé, de longue date, lundi 28 septembre. Finalement, le conseil municipal de Montauban n’a lieu que ce lundi 5 octobre. Et ce malgré les différentes annonces qui ont pu être publiées sur le site de la mairie, indiquant bien qu’il se tiendrait au lendemain des élections sénatoriales.
Les services de l’hôtel de ville, le maire en tête, avaient-ils espéré l’élection de Brigitte Barèges au palais du Luxembourg, anticipant ainsi un déplacement à Paris pour la féliciter d’avoir gagné son pari d’un retour, deux mois après la fin de son inéligibilité ? Toujours est-il qu’ils n’en ont pas eu l’occasion, Mme Barèges étant battue par les deux sénateurs sortants. Fait exceptionnel : le conseil communautaire du Grand Montauban, qui a toujours lieu deux ou trois jours après la réunion municipale, l’a précédée cette fois-ci.
Montaigu-de-Quercy : diva et divin pour Mathieu AlbuguesAprès avoir félicité, dimanche, ses deux "amis" Pierre-Antoine Levi et François Bonhomme, qualifiant "d’excellente nouvelle" leur réélection au Sénat, Mathieu Albugues a pris la direction de Paris pour quelques jours de détente.
Ce n’est pas au palais du Luxembourg que ses pas l’ont mené. Le maire de Montaigu-de-Quercy a endossé le rôle de fan de Cécile Dion pour assister à un concert de la star québécoise à la Paris Défense Arena. Et de poster ce commentaire sur les réseaux sociaux : "Quel concert majestueux, incontestablement la diva des divas". Mathieu Albugues n’est pas redescendu de son nuage le lendemain en visitant Notre-Dame de Paris pour la première fois depuis l’incendie.
Présidentielles 2027 : Catherine Simonin ambassadrice "santé" de la campagne de Gabriel AttalSi Gabriel Attal va jusqu’au bout de sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, une chose est sûre : on verra et on entendra régulièrement Catherine Simonin dans les médias. La Montalbanaise a en effet été nommée ambassadrice santé de la campagne du président de Renaissance.
Catherine Simonin-Bénazet nommée ambassadrice santé de la campagne de Gabriel Attal pour les présidentielles de 2027.
Photo Renaissance Tarn-et-Garonne
Docteur en chirurgie dentaire, Catherine Simonin a tracé depuis 37 ans "un parcours en immersion dans notre système de santé qui l’a conduite à s’engager en tant que représentante des usagers et des patients dans des associations départementales comme nationales, en portant la parole des patients dans les instances politiques et de santé publique", rappelle le président de Renaissance Tarn-et-Garonne Jean-Jacques Boyer.
"Son expertise est reconnue au niveau national en démocratie en santé : membre de la Conférence Nationale de Santé, du Conseil National de l’Assurance maladie, de la Haute Autorité de Santé, elle garde un ancrage tarn-et-garonnais avec un mandat dans un établissement public de notre département. L’accès aux soins est une attente forte des citoyens souvent difficile dans les départements ruraux comme le Tarn-et-Garonne où 12 % des usagers n’ont pas de médecin généraliste."
Jean-Jacques Boyer est sûr que Catherine Simonin "portera avec conviction les propositions coconstruites avec les citoyens, les professionnels de santé en défendant l’amélioration de la santé des habitants."