Après le viol et le patriarcat, la Brésilienne évoque les liens entre l’écriture et la sexualité. Une hémorragie de mots et d’images qui éprouve et assomme.
Avec « Uma Luz Cordial », Carolina Bianchi clôt sa trilogie dans une orgie de chair et de sang. CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE
« Come on now, try and understand/The way I feel when I’m in your hands
Take my hand, come undercover/They can’t hurt you now/Can’t hurt you now, can’t hurt you now… » (« Viens, essaie de comprendre ce que je ressens quand je suis entre tes mains, prends ma main, viens t’abriter, ils ne peuvent plus te faire de mal »). Perché dans un balcon de l’Opéra d’Avignon, superbe théâtre à l’italienne, un chœur tout entier paré de rouge entonne « Because the Night » de Patti Smith a cappella, avant de faire tomber du ciel une pluie de plumes écarlates. Bref moment d’illusoire douceur, de toute beauté. Et tableau marquant d’« Uma Luz Cordial », spectacle très attendu et décevant.
Si douloureux d’en finir avec cette « Trilogia Cadela Força » pour Carolina Bianchi. Elle l’avoue en baisser de rideau, expliquant dans un exposé fastidieux avoir longtemps hésité entre deux épilogues. Deux heures trente plus tôt, elle ouvrait le spectacle en se tailladant le bras, puis en affichant…
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