Les annonces de coupes budgétaires drastiques provoquent une vive inquiétude chez les acteurs du spectacle vivant, qui font entendre leur voix à Avignon et transforment le festival en place forte de leur colère.
Manifestation du monde culturel et syndical à Avignon le 9 juillet 2026, pendant le festival, pour s’opposer aux coupes budgétaires. CHRISTOPHE AGOSTINIS / PHOTOPQR/LE DAUPHINE/MAXPPP
Face à une porte close, celle de l’hôtel de ville d’Avignon, une marée de drapeaux flanqués CGT-Spectacle et Syndeac (Syndicat national des Entreprises artistiques et culturelles). Au son de la fanfare de la CGT, la foule compacte entonne « Bella Ciao ». Plusieurs centaines de personnes sont présentes, parmi lesquelles nombre de directeurs de théâtres, de représentants de compagnies, d’acteurs du Off qui en profitent pour tracter, Jean-Luc Mélenchon venu soutenir le mouvement. Sur la place de l’Horloge, cœur battant de la ville, on éprouve une nouvelle journée de chaleur caniculaire… et un mercure dans le rouge pour la culture.
Avignon, place forte du théâtre, a toujours été la tribune idéale pour faire entendre son mécontentement. Inquiétude et colère mêlées trouvent ici les porte-voix nécessaires pour dénoncer les baisses drastiques de subventions qui leur ont été annoncées brutalement le 2 juillet : 10 à 13 % de gel pou…
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