Après avoir réuni à l’Elysée ce vendredi 18 au matin les chefs de partis, le président a tenu une conférence de presse pour exposer les efforts du gouvernement afin de mieux « assurer les approvisionnements en diesel et gaz », mais aussi annoncer des « plans de protection » face à la Russie.
Emmanuel Macron, lors d’une conférence ce 18 septembre, a détaillé les efforts de l’exécutif pour protéger les approvisionnements de la France en gaz et carburant, ainsi que les « infrastructures critiques » françaises face aux « attaques hybrides russes. » THOMAS SAMSON / AFP
Sur fond de flambée des prix du carburant, de grogne sociale, ainsi que d’inquiétudes vis-à-vis des ingérences russes sur la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a exposé, en conférence de presse ce vendredi 18 septembre, les réponses et les projets du gouvernement. Le président a d’abord dressé un bilan de la « menace hybride russe à l’égard des Européens » qui s’est « intensifiée. » Il a annoncé de premières mesures pour protéger des infrastructures critiques et se prémunir des ingérences étrangères.
Puis il a rappelé que la guerre au Proche et Moyen-Orient, que « la France n’a pas choisie », risque de durer. Jet fuel, gaz et diesel : la priorité a été donnée à la « sécuri[sation de] nos volumes et nos approvisionnements les plus sensibles », a développé Emmanuel Macron. Des actions gouvernementales auxquels les chefs de partis, convoqués en amont ce matin par le président, ont réagi. « Le Nouvel Obs » vous récapitule ce qu’il faut retenir de ces annonces.
Assurer les approvisionnements en diesel et gazAlors que les prix du gazole viennent de battre le record des 2,39 euros en moyenne, le président a affirmé œuvrer pour sécuriser les approvisionnements en diesel et gaz, indiquant que la France était « au bon niveau de stockage attendu et obtiendra pour cet hiver le remplissage des cuves ».
Du côté des aides, la porte-parole du gouvernement a précisé dans la matinée que l’exécutif planchait sur un nouveau dispositif d’aide pour « les Français qui travaillent » à compter du 1er octobre, afin de compléter les aides actuelles pour le moment ciblées sur les « grands rouleurs » (qui effectuent plus de 15 km par trajet entre leur domicile et leur lieu de travail ou plus de 8 000 km par an dans le cadre de leur activité). 1,5 million de Français ont déjà reçu du gouvernement un chèque de 100 euros qui équivaut à 20 ct/L pendant 6 mois. Mercredi toutefois le ministre du Commerce, Serge Papin a assuré que ce dispositif serait prolongé après le 30 septembre.
Emmanuel Macron a également annoncé qu’il allait « saisir » dès vendredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur la question du stockage de gaz au niveau européen, mais aussi « pour pouvoir accélérer toutes les flexibilités possibles pour baisser nos prix et la structure de nos prix de l’énergie ». Toutefois, il a assuré qu’ « avant de dépenser le maximum d’argent », il fallait selon lui se mobiliser pour « traiter les causes. »
Convocation d’un G7 sur l’énergieEmmanuel Macron va également convoquer une réunion du G7 consacrée aux « sujets énergétiques », qui se tiendra « dans les prochaines semaines », afin notamment d’« avancer sur une meilleure coordination sur les niveaux de stocks ».
Cette réunion devra permettre d’« éviter des tensions inutiles entre les pays du G7 et nos principaux partenaires » mais aussi de « reconsidérer les options de libération potentielle de stocks stratégiques », a-t-il déclaré.
« Nul n’est à l’abri » en Europe face à la menace russeLe président a assuré avoir demandé au gouvernement de « préparer un plan de protection de nos infrastructures critiques » face aux attaques « hybrides » russes, affirmant que la « nature de l’agressivité russe » avait changé. Se référant à la récente attaque de drone qui a échoué à l’aéroport de Leipzig, et imputée à la Russie, il s’est voulu préventif : cela « peut se passer dans toute autre ville européenne » et « nul n’est à l’abri » en Europe.
Le plan de protection face aux « attaques de drones » et « attaques cyber » concernera ainsi les « sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense », a précisé le chef de l’Etat. Bref, il l’a assuré : les attaques hybrides russes ne resteront « pas sans réponse. » Au lieu de se laisser « intimider » et de « casser l’effort de soutien aux Ukrainiens » – ce que souhaite la Russie selon le chef d’Etat –, « la conséquence sera le contraire », a-t-il tonné.
Face au risque d’ingérence russe, Emmanuel Macron a aussi réaffirmé son rôle de « garant » sur le bon déroulé de l’élection présidentielle, qui n’implique pas d’« être un commentateur de notre vie publique » en jugeant « si ceci ou cela est au niveau ». Après avoir reçu dans la matinée les candidats à sa succession ou leurs bras droits, il a estimé qu’il était de son « devoir » de procéder à ce type « d’exercices de transparence » pour que les forces politiques soient bien informées et puisse concourir à « la qualité du débat démocratique. »
La gauche dubitative sur l’ampleur des aidesLes chefs de parti avaient été convoqués en amont de ces annonces, pour une réunion avec des experts du renseignement et de la sécurité. A sa sortie, Edouard Philippe, ancien Premier ministre de Macron et actuel candidat Horizons à l’élection présidentielle a promis son « attention à ce que la France soit forte et prête à contrecarrer » les entreprises de déstabilisation russe. Pour autant, il n’a pas répondu à la question « comment faire baisser les prix du carburant ? », arguant que « ce n’était pas l’objet de la réunion. »
Des réponses développées par tous les autres chefs de partis. Jordan Bardella, président du RN s’est plaint que « le président n’a apporté aucune réponse sur la question du pouvoir d’achat » des Français, réclamant lui une « baisse de la TVA. » Raphaël Glucksmann, candidat Place publique à la primaire de l’arc social-démocrate, a rapporté avoir « plaidé pour que les aides [sur le carburant] soient plus massives et qu’on accélère sur la sortie des énergies fossiles » quand son rival, Olivier Faure, candidat à la primaire de la gauche a demandé que ces aides soient « doublées » et « automatiques. »
Manuel Bompard, coordinateur du mouvement insoumis, a partagé sa peur de voir en France « une situation sociale explosive », ajoutant ne pas avoir « l’impression que le gouvernement a pris conscience de cette situation. »
Enfin, la candidate et cheffe des Ecologistes Marine Tondelier tout en jugeant les aides carburant trop restreinte a fait part de ses inquiétudes sur le contexte international : « Il y a vraiment des raisons d’être inquiet [sur les ingérences russes], plus que ne le sont certains, notamment après ce qui s’est passé à Leipzig ».
Par Service Actu (avec AFP)
| # | Наименование новости | Тональность | Информативность | Дата публикации |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Alerte de la CIA, moyens militaires en Arabie saoudite… Ce qu’a dit Macron au JT sur la menace russe et la hausse des carburants | 0 | 7.61 | 24-09-2026 |
| 2 | Carburants : Macron se dédouane et enterre le « quoi qu’il en coûte » face au choc pétrolier qui guette | 0 | 7.7 | 18-09-2026 |
| 3 | Макрон созывает экстренный саммит G7 из-за цен на топливо в Европе | 0 | 8.33 | 21-09-2026 |
| 4 | Flambée des prix des carburants, menace russe… Pourquoi Macron donne-t-il une interview ce jeudi soir ? | 0 | 12.89 | 24-09-2026 |
| 5 | Макрон признал, что атаки ВСУ на НПЗ в РФ усугубляют ситуацию с топливом в ЕС | 0 | 10.92 | 24-09-2026 |
| 6 | Macron admits Ukrainian attacks on Russian oil refineries worsen fuel situation in Europe | 0 | 7.02 | 24-09-2026 |
| 7 | Макрон заверил, что государство делает все, чтобы избежать нехватки топлива | 0 | 6.22 | 24-09-2026 |
| 8 | Макрон призвал не допускать поставок топлива в Россию | 0 | 5.53 | 24-08-2026 |
| 9 | "Les attaques hybrides russes ne resteront pas sans réponse" de la part des Européens | 0 | 4.62 | 18-09-2026 |