Le parlementaire allemand Daniel Freund, qui avait réalisé au milieu des années 2010 une pré-enquête sur les activités privées de l’ex-ministre à Bruxelles, est venu témoigner à la barre du tribunal correctionnel de Paris lundi. A l’époque, la maire du 7ᵉ arrondissement de la capitale lui avait caché ses mandats pour des grandes entreprises et avait expliqué qu’elle travaillait principalement sur des cas de violences conjugales et d’égalité hommes-femmes.
Rachida Dati à son arrivée au tribunal judiciaire de Paris, le 21 septembre 2026, où l’ancienne ministre est jugée pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire Renault. MEHDI FEDOUACH/AFP
Pour aller plus loin
Il s’est approché de la barre et elle, assise sur son strapontin de prévenue à quatre mètres à peine, s’est collée contre le banc de ses avocats, comme pour s’en tenir aussi éloignée que possible, les yeux droits devant elle pour ne surtout pas avoir à croiser son regard. Avant cette journée du lundi 21 septembre au palais de justice de Paris, Daniel Freund et Rachida Dati ne s’étaient retrouvés qu’une seule fois dans la même pièce. C’était en 2014, au Parlement européen, quand la Française achevait son premier mandat d’eurodéputée et que l’Allemand, alors âgé de tout juste 30 ans, était le collaborateur de Gerald Häfner, le déontologue de l’hémicycle communautaire.
A l’époque, les activités d’avocat extrêmement lucratives de Rachida Dati suscitaient déjà beaucoup de questions et le duo Freund-Häfner, à la demande de la présidence de l’institution, avait mené une « pré-enquête » et interrogé la maire du 7ᵉ arrondissement de Paris sur le sujet. Des investigation…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
OFFRE DE RENTRÉE
À partir de 2,99€/mois
S’abonner