Mercredi, au quatrième jour d’audience, l’ex-ministre de la Culture a été confrontée à ses incohérences, à des documents compromettants et à des questions qui fâchent. En retour, elle s’est montrée bien plus offensive que les jours précédents.
Rachida Dati et son avocat Antoine Beauquier au tribunal correctionnel de Paris, le 16 septembre 2026, à l’ouverture du procès de l’ex-ministre pour corruption et trafic d’influence. JEANNE ACCORSINI/SIPA
Comme par miracle, elle a retrouvé sa voix, portée disparue depuis le début des audiences, tout comme sa diction, enfin compréhensible, après les trois premières journées à manger ses mots pour les transformer en borborygmes. A croire que cette fois, Rachida Dati avait enfin envie qu’on la comprenne. Sans doute n’avait-elle pas d’autre choix. Jusqu’ici, son procès pour corruption et trafic d’influence se déroulait sans heurts ni éclats de voix, glissait au fil des questions pointues sans être acérées de la présidente du tribunal Claire Saas, dans une douce torpeur proche de celle que devait ressentir l’élue à Bruxelles et Strasbourg du temps où elle fréquentait le Parlement européen.
On en était encore là, ce mercredi 23 septembre, à ce mandat d’eurodéputée que Rachida Dati occupait entre 2009 et 2014, suivi d’un second entre 2014 et 2019, sans y accorder grand intérêt – c’est la défense qui le dit pour relativiser son influence là-bas – du temps où parallèlement elle touchait 9…
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