L’activiste de 27 ans, qui prône la « désobéissance à l’injuste », est l’une des figures de l’écologie en France qui font partie de notre sélection des 50 personnalités qui feront demain. Connue pour son engagement depuis 2020, elle n’est encartée dans aucun parti politique mais n’exclut rien pour l’avenir… sauf de baisser les bras.
Camille Etienne, à Paris, en mai 2023. THOMAS CECCHELANI POUR « LE NOUVEL OBS »
Pour aller plus loin
C’est afin de ne pas laisser toute la place « à Donald Trump et à ses amis climatosceptiques » que Camille Etienne et cinq autres activistes ont rallié le Brésil par la mer en fin d’année dernière, pour l’ouverture de la trentième conférence mondiale sur le climat (COP30). Alors que les effets du changement climatique s’amplifient, l’urgence existentielle semble pourtant avoir été reléguée à l’arrière-plan du débat public. La vague des grandes marches pour le climat de 2019, porteuse d’espoir, s’est écrasée sur les multiples renoncements politiques et la force d’inertie de l’« ordre établi », dit, atterrée, la militante, l’une des figures du mouvement pour la justice climatique, et qui incarne l’anti-désespoir.
Dans son premier livre, « Pour un soulèvement écologique » (Seuil, 2023), Camille Etienne cherchait à s’attaquer au « fardeau » de l’impuissance, « dont on peut se débarrasser ». Ce sentiment que le problème climatique est bien trop complexe et écrasant pour qu’on s’y attaque est une aubaine pour le…

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