Meta est de nouveau confronté à la justice américaine, avec un procès débutant le 12 août à Oakland, Californie. Quatre États accusent le groupe d’avoir conçu Instagram et Facebook pour rendre les mineurs dépendants....
Meta est de nouveau confronté à la justice américaine, avec un procès débutant le 12 août à Oakland, Californie. Quatre États accusent le groupe d’avoir conçu Instagram et Facebook pour rendre les mineurs dépendants. Les procureurs réclament jusqu’à 1 400 milliards de dollars de pénalités et des restrictions pour les jeunes utilisateurs. Mark Zuckerberg témoignera.
Après deux condamnations retentissantes depuis le début de l’année, Meta retourne devant la justice américaine. Quatre États vont tenter de démontrer que le groupe a volontairement conçu Instagram et Facebook pour rendre les mineurs dépendants. Selon BFMTV, le procès doit débuter mercredi 12 août devant un tribunal fédéral d’Oakland, en Californie. Les débats, qui commenceront le 18 août après la sélection du jury, doivent durer environ six semaines. Les procureurs généraux de Californie, du Colorado, du Kentucky et du New Jersey réclament notamment des restrictions sur l’utilisation des plateformes par les mineurs, ainsi que jusqu’à 1 400 milliards de dollars de pénalités. Parmi les témoins attendus figure Mark Zuckerberg. Le patron de Meta doit être interrogé pendant environ trois heures d’ici la fin septembre.
Les “Facebook Files” au cœur du dossierL’affaire remonte à 2021, lorsque l’ancienne employée de Facebook Frances Haugen avait transmis des milliers de documents internes, les “Facebook Files”. Ceux-ci avaient notamment révélé que Meta avait étudié les effets d’Instagram sur la santé mentale des adolescentes tout en minimisant publiquement certains risques. Les quatre États accusent aujourd’hui le groupe d’avoir multiplié les fonctionnalités destinées à retenir les jeunes utilisateurs, comme le défilement infini, les notifications ou encore les “likes”, tout en minimisant les dangers liés à l’usage de ses plateformes.
Meta conteste ces accusations et affirme notamment que la santé mentale des jeunes ne peut pas être imputée à une seule application. Le groupe a également annoncé faire appel de précédentes condamnations. En mars, un jury de Los Angeles avait jugé Meta et YouTube responsables de l’addiction d’une adolescente et accordé 6 millions de dollars à sa famille.
Au Nouveau-Mexique, Meta a par ailleurs été condamné à verser près d’un milliard de dollars en amendes et réparations. Ce nouveau procès pourrait donc avoir des conséquences importantes pour le fonctionnement d’Instagram et Facebook auprès des mineurs aux États-Unis.