Le préfet du Tarn a accordé une dérogation au Castres Olympique pour arroser la pelouse du stade Pierre-Fabre, malgré les restrictions d'eau, afin de préparer la reprise du Top 14 le 5 septembre.
l'essentiel Le préfet du Tarn a accordé une dérogation au Castres Olympique pour arroser la pelouse du stade Pierre-Fabre, malgré les restrictions d'eau, afin de préparer la reprise du Top 14 le 5 septembre.
En pleine période de restrictions liées à la sécheresse, le préfet du Tarn vient d'accorder une dérogation au Castres Olympique pour l'arrosage de la pelouse du stade Pierre-Fabre. Cette décision, publiée dans un arrêté préfectoral le 4 août, vise à permettre au club de préparer la reprise du Top 14, dont le premier match à domicile est programmé le 5 septembre.
Le CO avait sollicité cette autorisation le 28 juillet étant donné que le stade accueille des compétitions nationales et internationales. La préfecture indique que les exigences du rugby professionnel nécessitent en effet que la pérennité de la pelouse ne soit pas compromise.
L'arrêté précise que l'arrosage représente un volume estimé à 65 m³ d'eau par jour. L'eau provient du réseau de la Ville de Castres, exploité par la SPL Eaux de Castres-Burlats, qui a rendu un avis favorable. En revanche, le Syndicat mixte d'alimentation en eau potable (SMAEP) Saïx-Navès s'est opposé à l'utilisation de l'eau potable pour les terrains d'entraînement du Levezou, estimant que les incertitudes sur la ressource ne permettaient pas de garantir la continuité de l'alimentation de ses abonnés.
Cette dérogation est toutefois strictement encadrée. Elle ne s'applique qu'au niveau « alerte renforcée » des restrictions d'eau. Le Castres Olympique devra tenir un registre hebdomadaire des consommations d'eau et le transmettre à la Direction départementale des territoires. Le club est également invité à privilégier les arrosages aux heures où l'évaporation est la plus faible. Enfin, la dérogation pourra être suspendue si la situation hydrologique se dégrade ou si le département bascule au niveau « crise » sur le réseau d'eau potable.