Dans une publication sur les réseaux sociaux datée du samedi 8 août 2026, Anne Fonteny, présidente du syndicat patronal dans le département, revient sur les fermetures administratives prononcées par la préfecture...
Dans une publication sur les réseaux sociaux datée du samedi 8 août 2026, Anne Fonteny, présidente du syndicat patronal dans le département, revient sur les fermetures administratives prononcées par la préfecture contre deux clubs de plage à Leucate et le téléski nautique Carcassonne. Et souligne les conséquences sur un tissu économique "déjà fragile et lourdement éprouvé".
Le téléski nautique Carcassonne (TCN), visé par un arrêté préfectoral daté du 27 juillet, "portant fermeture administrative temporaire de l’établissement" à compter du 31 juillet, pour "une reprise de l’activité fixée au lundi 10 août 2026". Les clubs Biquet Plage et Playa Amor, à Leucate, frappés d’une fermeture administrative pour une durée d’une semaine, prononcée par la préfecture de l’Aude du jeudi 6 août jusqu’au mercredi 12 août. Et enfin le bar à huîtres leucatois "Le Mas Bleu", objet d’une fermeture administrative d’urgence depuis le vendredi 7 août, en vigueur jusqu’au constat de la remise en conformité de l’établissement pour préserver la santé des consommateurs.
En une petite dizaine de jours, les services de l’Etat ont frappé fort. Avec autant de fermetures décidées pour des motifs bien différents, entre manquement à la réglementation sur la "consommation des boissons alcooliques" à Carcassonne, "troubles à l’ordre public" en série pour les deux clubs de plage, et "manquements graves aux règles d’hygiène et de sécurité sanitaires des aliments" pour le bar à huîtres. Alors qu’un rassemblement de soutien aux deux clubs de plage est programmé ce lundi 10 août, à 17 h, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de l’Aude (Umih), Thierry Deniau, avait appelé le jeudi 6 août à suspension immédiate des arrêtés prononçant les sanctions, ou un report hors saison de la fermeture.
À lire aussi : Fermeture de deux clubs de plage de l'Aude : un syndicat patronal demande la suspension immédiate des arrêtés de fermeture
Dans un communiqué commun des Umih de l’Aude, des P.-O. et d’Occitanie, qui rappelait le péril encouru par une centaine d’emplois saisonniers en raison de la fermeture prononcée, le syndicat demandait également la mise en place d’une convention de sécurisation nocturne du littoral pour clarifier la responsabilité des exploitants et de l’autorité publique lors d’éventuels incidents sur le littoral audois en période estivale. Un autre syndicat est entré dans la danse le samedi 8 août, sous la forme d’une publication sur les réseaux sociaux. C’est cette fois Anne Fonteny, présidente du Medef de l’Aude, qui a réagi aux arrêtés, pour pointer des "mesures prises à l’encontre de plusieurs établissements du littoral, mais également à Carcassonne au lac de la Cavayère". Mesures qui, poursuit-elle, "auraient, selon moi, dû pouvoir être évitées".
C’est toute une chaîne de valeur qui est fragilisée
La responsable du syndicat patronal insiste sur l’impact de ces "décisions lourdes de conséquences, avec des effets démultipliés lorsqu’elles concernent des établissements à activité saisonnière […] Lorsqu’il est contraint de cesser son activité, c’est toute une chaîne de valeur qui est fragilisée : des fournisseurs qui n’écoulent plus leurs produits, des salariés — souvent jeunes — qui perdent leur emploi, et parfois, à terme, des emplois saisonniers qui disparaissent du territoire." Un rappel des conséquences livré en concédant que "les sanctions sont légitimes lorsqu’elles sont nécessaires, proportionnées et qu’elles répondent à l’intérêt général".
Un rappel vite pondéré en faisant référence au bien délicat été 2026 traversé par le département, entre sécheresse, risque incendie, profonde crise viticole et "baisse de fréquentation préoccupante" pour le secteur touristique : "Néanmoins, dans le contexte qui est le nôtre, je reste convaincue que d’autres solutions auraient dû être explorées avant d’en arriver à des mesures susceptibles d’impacter durablement un tissu économique déjà fragile et lourdement éprouvé. J’en appelle donc à la bonne volonté de tous les acteurs — municipalités, préfecture, entreprises — afin de privilégier autant que possible le dialogue et le compromis."