Pour un ex-journaliste et écrivain, le mobile du meurtre de Delphine Jubillar est tout trouvé. Selon lui, ça a un rapport avec la maison.
En 2020, Delphine Jubillar a brutalement disparu un soir de décembre. Son mari, Cédric, s'est montré inconsolable face aux caméras des journalistes. Si au premier abord, personne n'aurait pu le soupçonner, tous les regards se sont finalement tournés vers lui. Après six ans à clamer son innocence, Cédric Jubillar a décidé de passer aux aveux dans une lettre écrite à son avocat. Il a ensuite accepté de dire où était caché le corps de son épouse...
Deux fémurs retrouvés et envoyés en analyseCe jeudi 16 juillet 2026, deux fémurs ont été retrouvés. Ils ont alors été envoyés l'IRCGN de Pontoise, pour être analysés par les experts. Ce qui permettra de déterminer s'il s'agit de Delphine Jubillar. En revanche, ils ne pourront pas déterminer les causes de la mort, puisqu'il s'agit d'os du bas du corps. En cas de meurtre, d'étranglement et d'étouffement, seuls des os du torse ou de la tête peuvent apporter des réponses.
Cédric Jubillar "ne supportait pas le divorce"Invité de l'émission Europe 1 soir, Thibault de Montaigu, ex-journaliste et écrivain, a décrypté la personnalité de Cédric Jubillar. "Il avait deux enfants qui dormaient à la maison la nuit du drame ! Je pense que c'est quelqu'un qui n'a aucune empathie", a-t-il déclaré au micro de la radio avant d'ajouter : "Il ne supportait pas le divorce (...) C'est vraiment une blessure narcissique car si elle partait, c'était toute sa vie qui s'effondrait et donc c'était un raté".
Pour lui, ce meurtre était prémédité depuis un moment par l'accusé. "Je suis persuadé depuis le début qu'il y a préméditation. Je pense d'ailleurs qu'il a compris qu'il allait perdre en appel !", a-t-il dit avant de rappeler : "C'est un joueur de poker, c'est quelqu'un qui jouait en ligne à des jeux , c'est un provocateur."
"Je pense que c'est le véritable mobile du crime"Thibault de Montaigu a ensuite dévoilé sa théorie sur le mobile du crime. "Ils étaient en instance de divorce, elle avait un amant et elle allait reconstruire sa vie ailleurs. Mais c'était très clair entre eux, il savait que le couple allait extrêmement mal. Généralement, dans un féminicide, quand on tue son conjoint, on veut juste qu'il ne poursuive pas sa vie sans nous, et souvent, on passe assez facilement aux aveux, on essaie même d'atteindre à ses jours", a-t-il expliqué pour commencer.
Par la suite, il a ajouté : "Lui, il a continué à habiter dans la même maison pendant tant d'années. Cette maison, il l'a construite de ses propres mains, c'était le projet d'une vie, presque une revanche sur son enfance, qui était cabossée, où il avait été traîné de famille d'accueil en famille d'accueil. Delphine qui allait partir, ça veut dire qu'ils allaient vendre la maison. Il allait perdre ses crédits, il allait perdre la seule chose qu'il avait réussi à bâtir dans sa vie, et je pense que c'est le véritable mobile du crime. C'est la maison."
À propos de l’auteur
Ses derniers articles