Après la découverte des ossements de Delphine Jubillar, c'est désormais le contenu de son téléphone qui intrigue les enquêteurs et contredit les déclarations de Cédric Jubillar...
Après la découverte des ossements de Delphine Jubillar, c'est désormais le contenu de son téléphone qui intrigue les enquêteurs et contredit les déclarations de Cédric Jubillar...

Les récents aveux et déclarations chocs de Cédric Jubillar continuent de susciter de nombreuses interrogations. Alors que le principal suspect dans la disparition de Delphine Jubillar a livré une nouvelle version des faits, plusieurs éléments matériels semblent déjà entrer en contradiction avec son récit. Parmi eux, le téléphone portable de l'infirmière, un Huawei P30 Pro, occupe une place centrale dans les investigations.
Le téléphone de Delphine au cœur des interrogationsAprès avoir nié durant des années, Cédric Jubillar a enfin avoué avoir tué sa femme Delphine et vient également de révéler où il a caché son corps en décembre 2020. Selon les informations rapportées par La Dépêche, Cédric Jubillar affirme s'être débarrassé du téléphone de son épouse au moment où il quittait son domicile pour rejoindre le champ de Mailhoc, où il dit avoir dissimulé son corps. Il explique avoir jeté l'appareil dans une poubelle située à une cinquantaine de mètres de la maison. Cependant, cette version des faits se heurterait aux conclusions d'une expertise technique versée au dossier.
Celle-ci indique que le Huawei P30 Pro aurait cessé de fonctionner à 6 h 52. Or, à cette heure précise, les gendarmes étaient déjà présents au domicile des Jubillar afin d'effectuer leurs premières constatations. Si Cédric Jubillar n'était pas surveillé en permanence, cette chronologie soulève néanmoins une interrogation majeure : comment le téléphone aurait-il pu être jeté à l'extérieur dans les circonstances qu'il décrit ? Cette contradiction potentielle alimente les doutes des enquêteurs, qui cherchent à déterminer si le suspect livre enfin un récit fidèle des événements ou s'il continue de modifier sa version.
Une autre zone d'ombre : la terre du champ de MailhocLe récit de Cédric Jubillar soulève également des questions concernant les conditions dans lesquelles il affirme avoir enterré le corps de Delphine. Il assure avoir agi dans la précipitation, sans préméditation, expliquant avoir creusé à mains nues sous un tas de compost une fois arrivé dans le champ de Mailhoc. Après cette opération, il indique être rentré directement à son domicile au volant de sa Peugeot 207.
Pourtant, les expertises réalisées sur le véhicule n'ont révélé, jusqu'à présent, aucune trace significative de terre. Le même constat a été dressé au domicile conjugal. Une absence d'indices qui intrigue les spécialistes.
Des contradictions matérielles qui interrogentInterrogé par La Dépêche, François Daoust, ancien directeur de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), évoque une véritable "incohérence matérielle". Selon lui, des vérifications particulièrement approfondies restent nécessaires. L'ancien responsable estime que ces analyses pourraient permettre de déterminer si les faits se sont réellement déroulés comme Cédric Jubillar les décrit ou si une préparation en amont a existé. L'utilisation éventuelle d'outils, de protections ou encore de vêtements spécifiques pourrait notamment expliquer l'absence de traces de terre dans la voiture ou au domicile.
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