A Paris, Nancy, Saint-Etienne et Lille, les élus ont assisté en première ligne aux pillages et destructions en marge des manifestations, faute de policiers. Ils craignent désormais des répliques.
Régis Juanico (au centre), maire socialiste de Saint-Etienne, avec Francois-Xavier Bieuville (à gauche), préfet de la Loire, lors d’une conférence de presse le 18 octobre 2026, au lendemain de la journée de mobilisation contre la vie chère émaillée de violences. VERO MARTIN/HANS LUCAS VIA AFP
« On va vous cramer ! » Réfugiés dans l’hôtel de ville de Saint-Etienne, samedi 17 octobre, six policiers municipaux font face à une centaine de casseurs qui agitent des cocktails Molotov. Un peu plus tôt, ils avaient dû fuir une mairie annexe du sud de la ville qui a fini par être incendiée. Cette fois, face aux coups de boutoir, ils utilisent une de leurs voitures pour bloquer les portes du garage et empêcher les gonds de lâcher. Depuis son centre de supervision, les yeux rivés sur les caméras de surveillance, le maire Régis Juanico s’époumone. Où sont les forces de l’ordre ? « J’ai appelé directement le préfet qui a fait intervenir la police, raconte l’édile socialiste. Ça s’est joué à trente secondes, on aurait pu avoir un Limoges bis. » L’hôtel de ville du chef-lieu de la Haute-Vienne n’a pas eu la même chance et a été ravagé par les flammes.
Dans plusieurs municipalités françaises, les mairies ont été prises pour cibles par des casseurs en marge des manifestations contre le renchérissement du coût de la vie. Une violence pas seulement symbolique, qui a laissé ces élus sous le choc. L’édile limougeaud Guillaume Guérin (Les Républicains) …
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