Elle a cru mourir quand il a appuyé sur la gâchette en la visant. Mais l’arme, probablement enrayée, a émis des sons sans tirer de balles. Le tueur est retourné à sa voiture, elle s’est réfugiée dans le bus. Sa fille raconte avec elle ces minutes d’effroi.
Des fleurs déposés au pied de l’arbre devant lequel Pengo Bossio Wangi a été abattu par Kevin T., à Trappes (Yvelines), le 23 octobre 2026. ADJA TRAORE POUR « LE NOUVEL OBS »
On connaît le bilan du carnage commis par Kevin T. : cinq personnes blessées, dont une fillette de 12 ans, et un jeune homme abattu. Mais l’auteur des crimes racistes perpétrés vendredi 23 octobre à Trappes et La Verrière (Yvelines) a tenté de tuer d’autres individus, avant d’achever le jeune Pengo Bossio Wangi. C’est le cas de Sakinatou B., représentée par l’avocat Yassine Bouzrou, qui a décidé de porter plainte et de se constituer partie civile. Comme elle était sous le choc, c’est sa fille Fatimata qui a dû la conduire à l’hôpital : « Elle ne dort plus, elle a très peur dans la rue si quelqu’un marche dans son dos, elle est traumatisée. Le tueur avait vraiment l’intention de la tuer. Il n’a pas réussi, les balles ne sortaient pas. » Son cerveau rejoue la scène sans arrêt depuis.
Ce vendredi, comme tous les autres jours de la semaine, Sakinatou, 48 ans, d’origine sénégalaise, est en route pour le travail. Elle attend comme d’habitude le bus 5106, prévu pour 9h59, à l’arrêt Berlioz-Beethoven. Alors que trois autres personnes patientent sous l’abribus, elle reste à côté. Une v…
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