Вход на сайт

Просмотр новости

Найдите то, что Вас интересует

Shein : ce que lui reprochent les autorités françaises et européennes

Дата публикации: 17-09-2026 15:40:48

Le 19 mars, la cour d'appel de Paris a rejeté la demande de l'État français visant à suspendre l'accès des vendeurs tiers à la marketplace du site Shein, où sont proposés les produits de partenaires du géant asiatique. Les juges ont estimé que le dommage ayant justifié l'action de l'État n'existait plus et que les […]
L’article Shein : ce que lui reprochent les autorités françaises et européennes est apparu en premier sur Touteleurope.eu.


Основное содержимое страницы с новостью.

Selon une étude de l'Institut français de la mode (IFM), Shein se classe cinquième parmi les enseignes où les Français ont le plus acheté en volume au premier trimestre 2025 – Crédits : iStock

Le 19 mars, la cour d'appel de Paris a rejeté la demande de l'État français visant à suspendre l'accès des vendeurs tiers à la marketplace du site Shein, où sont proposés les produits de partenaires du géant asiatique. Les juges ont estimé que le dommage ayant justifié l'action de l'État n'existait plus et que les mesures supplémentaires demandées auraient été disproportionnées.

En novembre 2025, la découverte de poupées sexuelles à caractère pédopornographique et d'armes interdites en vente libre avait suscité une vive polémique, avant que l'entreprise ne retire ces articles de son catalogue et ne suspende temporairement sa marketplace en France. Cette décision ne met toutefois pas fin au dossier. La justice a confirmé l'obligation faite à Shein de mettre en place des mesures de vérification de l'âge pour la commercialisation de produits à caractère pornographique, sous peine d'une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée.

Sécurité des produits, pratiques commerciales, informations aux consommateurs… Shein n'en est pas à sa première mise en cause. Présent sur le marché européen depuis une dizaine d'années, le site de commerce en ligne fait régulièrement l'objet de critiques. Des contrôles menés en France ont notamment mis en évidence des articles non conformes ou dangereux, parmi lesquels des cosmétiques non autorisés, des jouets dangereux ou des appareils électroménagers défaillants.

Au-delà de ces manquements, l'entreprise est critiquée pour son modèle fondé sur des vêtements et objets à très bas prix. La plateforme mettrait en ligne en moyenne plus de 7 000 nouvelles références par jour, selon l'AFP. Un modèle qui séduit massivement : Shein revendiquait plus de 25 millions d'utilisateurs actifs en France au premier semestre 2025. Un succès qui contraste avec les nombreuses controverses entourant ses pratiques sociales, environnementales et commerciales.

Des pratiques commerciales dans le viseur

En mai 2025, le réseau européen de coopération en matière de protection des consommateurs, coordonné par la Commission européenne, a notifié à Shein une série de pratiques jugées contraires au droit européen de la consommation. Parmi elles, de fausses réductions, des informations trompeuses sur la durabilité des produits, des techniques de vente sous pression ou encore des coordonnées de contact difficiles à trouver… Les industriels européens du textile dénoncent aussi des fraudes à la TVA et de multiples atteintes à la propriété intellectuelle.

Depuis, la pression s'est aussi accentuée en France. Le 3 juin 2026, la Direction générale de la concurrence (DGCCRF) a annoncé deux amendes administratives contre des entités liées à Shein, pour un montant total de 22,4 millions d'euros. Elles sanctionnent notamment le non-respect du droit de rétractation, une information défaillante sur la qualité environnementale des produits et des confirmations de commande non conformes. La plateforme a annoncé contester ces sanctions.

Shein n'est toutefois pas un cas isolé. Temu, AliExpress, Wish, eBay ou Joom ont eux aussi été signalés à la justice par le gouvernement français pour la vente de produits illégaux. Et le phénomène a pris une ampleur considérable : 5,9 milliards de petits colis sont arrivés dans l'Union européenne en 2025 - soit 16 millions par jour, dont la grande majorité depuis la Chine, selon la Commission européenne. Une cadence qui met les douanes sous forte pression. En août, Bruxelles a constaté que les envois potentiellement dangereux augmentaient bien plus vite que les contrôles.

Droits de douane sur les petits colis

Pour répondre à cet afflux, l'Union européenne agit aussi sur le terrain douanier. Depuis le 1er juillet 2026, l'exemption de droits de douane dont bénéficiaient les colis d'une valeur inférieure ou égale à 150 euros a été supprimée. Un droit forfaitaire temporaire de 3 euros par catégorie d'article s'applique désormais à ces petits colis. En France, une taxe provisoire de 2 euros par article s'était appliquée du 1er mars au 30 juin 2026, avant d'être suspendue avec l'entrée en vigueur du droit forfaitaire européen.

Une réforme plus large du code des douanes de l'Union est par ailleurs en cours, en attente d'une dernière validation du Parlement européen après l'accord du 26 mars 2026 avec le Conseil, elle prévoit notamment une redevance européenne pour frais de gestion, qui devra commencer à être appliquée au plus tard le 1er novembre 2026. Son montant, qui reste à définir par la Commission européenne, sera réévalué tous les deux ans.

La réforme modifie aussi la répartition des responsabilités. Pour les achats en ligne auprès de vendeurs situés hors de l'Union européenne, les plateformes et les opérateurs de vente à distance seraient considérés comme les importateurs des marchandises. Ils devraient donc gérer les formalités douanières, payer les sommes dues et répondre plus directement du respect des règles applicables aux produits vendus. En cas d'infractions répétées, les entreprises pourraient être sanctionnées financièrement, avec des amendes allant de 1 % à 6 % de la valeur totale des marchandises importées dans l'UE au cours des douze mois précédents.

Les entreprises qui respectent ces règles pourraient bénéficier d'un régime simplifié de "confiance et de contrôle". "Leurs envois [seront] contrôlés moins fréquemment et [elles disposeront] d'une plus grande souplesse en ce qui concerne le paiement des droits et redevances", indique le communiqué du Parlement européen.

Enquête européenne sur Shein 

Autre outil mis à profit par Bruxelles : le règlement sur les services numériques (DSA). Depuis le 17 février 2024, les plateformes d'e-commerce doivent respecter ses règles pour garantir notamment la sécurité des utilisateurs, la lisibilité des interfaces et la traçabilité des vendeurs. Elles doivent aussi mettre en place des mécanismes permettant de signaler les contenus et produits illicites, puis d'agir rapidement lorsqu'un signalement est jugé fondé.

Les très grandes plateformes (dont Shein, consultée chaque mois par plus de 100 millions d'Européens) sont soumises à des obligations renforcées, comme la mise en place de mesures pour réduire les risques systémiques. Ce qui inclut l'amélioration des algorithmes afin de bloquer la promotion de produits interdits. En cas de non-respect, les sanctions peuvent atteindre 6 % du chiffre d'affaires mondial, voire entraîner une restriction d'accès à la plateforme en cas de récidive.

Avant qu'une telle sanction soit prononcée, la Commission doit toutefois établir une infraction au DSA. Après plusieurs demandes d'information adressées à Shein en juin 2024, février 2025 et novembre 2025, la Commission européenne a ouvert, le 17 février 2026, une procédure formelle contre l'entreprise. Sont visés "sa conception addictive, le manque de transparence des systèmes de recommandation, ainsi que la vente de produits illégaux, y compris de matériel pédopornographique". La Commission doit désormais déterminer si Shein a mis en place des systèmes suffisants pour limiter la vente de produits interdits et respecter ses obligations au titre du DSA.

Deux autres géants chinois, AliExpress et Temu, se sont quant à eux vu infliger des amendes pour des manquements au DSA : 200 millions d'euros pour Temu en mai 2026, et 550 millions d'euros pour AliExpress en juillet 2026.

Схожие новости

#Наименование новостиТональностьИнформативностьДата публикации
1"Porter atteinte aux intérêts vitaux des consommateurs français": la Chine menace la France de représailles après sa "loi anti-Shein"07.8522-07-2026
2Суд отклонил запрос правительства Франции о временной блокировке Shein0019-12-2025
3Группа компаний Shein, специализирующаяся на fast fashion, согласилась выплатить 100 млн долларов для урегулирования расследования Федеральной торговой комиссии США010.0323-10-2026
4EU-Regeln bremsen Temu und Shein aus – und die nächste Gebühr kommt im November012.7109-10-2026
5Kłopoty chińskiego giganta e-commerce. Shein zgodził się zapłacić 100 mln dolarów kary012.7123-10-2026
6Behind the Low Prices: Assessing Cross-Border Competition between Shein, Temu and Amazon Haul0523-06-2026
7 Illegale Produkte bei chinesischem Online-Händler: EU-Kommission verhängt Rekordstrafe gegen AliExpress 018.9620-07-2026
8Temu, Shein et AliExpress continuent leur progression en France, malgré des indicateurs encourageants09.8722-09-2026
9В ЕС ввели сбор в размере €3 для недорогих товаров, импортируемых из Китая и других стран0501-07-2026
10Shein Sees $99m Loss Ahead Of Hong Kong IPO011.7328-07-2026

Классификация: Пресс-релизы. Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 10. Тональность: 0. Информативность: 6.64. Источник: www.touteleurope.eu.