Les trombes d'eau ont-elles découragé de se joindre au rassemblement à l'appel de la mairie de Nîmes ? Moins d'une cinquantaine de personnes étaient présentes ce lundi midi. Le maire Vincent Bouget a condamné les violences de samedi et réitéré son message de soutien aux commerçants touchés.
Publié le lundi 19 octobre 2026 à 14h12
Les trombes d'eau ont-elles découragé de se joindre au rassemblement à l'appel de la mairie de Nîmes ? Moins d'une cinquantaine de personnes étaient présentes ce lundi midi. Le maire Vincent Bouget a condamné les violences de samedi et réitéré son message de soutien aux commerçants touchés.
"Je trouve que les gens auraient dû se mobiliser davantage. C'est triste de voir que peu de gens se sentent concernés par ce qu'il s'est passé", observe Brigitte, retraitée de la fonction publique, devant la mairie de Nîmes ce lundi midi, pour le rassemblement contre les violences du 17 octobre. Si Nîmes semble avoir été plutôt épargnée par rapport à d'autres villes, avec tout de même quelques commerces pillés et des vitrines brisées, les participants sont très marqués par les actes de vandalisme, ailleurs dans le pays.
"Pour moi c'est une guerre civile : ce qu'il s'est passé à Paris, Bordeaux, Marseille, Lyon, les images qu'on a vues, c'est terrifiant", explique la retraitée. Je ne pensais pas que l'être humain pouvait avoir de tels comportements en République, dans un pays où l'on vit quand même bien". Selon elle, le mouvement a largement dépassé celui des lycéens. "Ce n'était pas une histoire de chauffage dans les salles de classe, c'était du vandalisme pour du vandalisme." Et même celui des gilets jaunes : "On a vu des images qu'on n'avait pas vues pendant les gilets jaunes !"
Le maire de Nîmes a pris la parole à midi, devant une forêt de parapluie, sous des trombes d'eau. Comme il l'avait fait plus tôt dans la journée dans les studios d'ICI Gard Lozère, Vincent Bouget a condamné des violences "inacceptables", et appelé au "respect mutuel et la solidarité", avec un soutien aux commerçants nîmois touchés : "Derrière chaque vitrine abimée, il y a des femmes et des hommes, du travail, des investissements, parfois toute une vie à faire vivre une activité. Ils ne doivent pas être victimes de violences dont ils ne sont aucunement responsables".
"On ne répare pas des injustices par d'autres injustices", a lancé le maire de Nîmes, qui insiste sur la nécessité de ne pas confondre ces actes de vandalisme avec le mouvement, "ne pas confondre la colère social avec la violences". "Quand une mairie est incendiée, c'est bien plus qu'un bâtiment qui est attaqué, c'est un lieu de service public, un bien commun, c'est la République, au plus près des habitants, qui est fragilisée, a-t-il expliqué dans un discours d'une petite dizaine de minutes. Et c'est l'inverse de ce que demandent les centaines de milliers de manifestants pacifiques." Enfin, Vincent Bouget a appelé l'Etat à assurer "la sécurité de toutes et tous". Mais pour cela, ajoute-t-il, "il faut s'en donner les moyens".
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