La manifestation du 17 octobre, à Brest, a viré aux affrontements en milieu d'après-midi. Des émeutiers, trois heures durant, ont pris pour cible la police protégeant le commissariat central rue Colbert. Un déluge de pavés a visé les policiers, acculés, avant que des renforts extérieurs n'arrivent.
Publié le samedi 17 octobre 2026 à 23h04
La manifestation du 17 octobre, à Brest, a viré aux affrontements en milieu d'après-midi. Des émeutiers, trois heures durant, ont pris pour cible la police protégeant le commissariat central rue Colbert. Un déluge de pavés a visé les policiers, acculés, avant que des renforts extérieurs n'arrivent.
"Oh put**n, la zone de guerre." Ce samedi 17 octobre dans la soirée, la sidération saisit des policiers de Brest à leur retour au commissariat central, rue Colbert, après la dissipation des derniers participants à la manifestation ayant rassemblé au moins 10.000 personnes dans la cité du Ponant. Car, peu avant le retour du cortège place de la Liberté d'où il s'est élancé, la manifestation vire aux affrontements en remontant la rue de Siam, au croisement de la rue Colbert.
15h43, les premières grenades lacrymogènes À 15h43, la police tire les premières grenades lacrymogènes pour disperser la foule © Radio France - Nicolas BlanzatTrois heures durant, de part et d'autre de la rue Colbert, mais surtout rue Frédéric Le Guyader, les policiers essuient un déluge de tirs de mortiers d'artifice et de pavés, retirés du sol par des émeutiers au pied du Monument aux morts. Pris en tenaille à trois endroits distincts, les policiers répliquent par des grenades lacrymogènes ne permettant que de contenir les assaillants.
"Environ 500 personnes se sont rassemblées aux abords du commissariat", selon la préfecture du Finistère. Victimes collatérales des jets de projectiles, pavés, mortiers d'artifice, mobilier urbain, des commerces (un magasin de chaussures, notamment) et diverses entreprises (office notarial, cabinet dentaire) ont été très sévèrement touchés, avec de nombreuses vitres explosées.
À tel point que "des renforts extérieurs ont été sollicités pour faire face à la situation", indique encore la préfecture du Finistère. De nombreux véhicules de police, touchés par la pluie de projectiles, sont endommagés.
La police a essuyé un déluge de projectiles pour protéger le commissariat central rue Colbert, à Brest © Radio France - Nicolas Blanzat"Les violences qui frappent Brest sont inacceptables et intolérables. Je pense aux Brestoises et aux Brestois, aux commerçants touchés, et à celles et ceux qui manifestaient pacifiquement. Les dégâts se chiffreront vraisemblablement en millions d’euros", fait valoir le maire Stéphane Roudaut, dans un communiqué.
Des émeutiers ont dépavé la place du Monument aux Morts pour attaquer la police défend le commissariat rue Colbert © Radio France - Nicolas Blanzat"Le préfet du Finistère condamne fermement les violences commises à l’encontre des forces de l’ordre ainsi que les dégradations, les pillages et les vols constatés. Il rappelle que la liberté de manifester doit s’exercer dans le respect de la loi et que la sécurité des personnes et des biens demeure une priorité", dit pour sa part le communiqué de la préfecture.
Rue Frédéric Le Guyader, la police a essuyé un déluge de pavés pour protéger le commissariat central rue Colbert © Radio France - Nicolas BlanzatRecevez chaque jour l’essentiel de l’actualité locale.
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