Sous pression après un week-end marqué par des violences en marge de la mobilisation du 17 octobre, la prise de parole du chef de l’État a été très suivie.
Politique 19/10/2026 11:56 Actualisé le 19/10/2026 12:38
Sous pression après un week-end marqué par des violences en marge de la mobilisation du 17 octobre, la prise de parole du chef de l’État a été très suivie.
Par Maxime Birken avec AFP

Capture d’écran Youtube
Le président Emmanuel Macron lors de son allocution présidentielle retransmise dimanche 18 octobre sur toutes les principales chaînes françaises.
Au lendemain des violences en marge des manifestations du samedi 17 octobre, Emmanuel Macron a pris la parole ce dimanche 18 au soir. Une allocution particulièrement attendue et suivie, comme l’attestent les audiences dévoilées ce lundi 19 octobre.
Diffusée ce dimanche à 20 heures sur TF1, France 2, M6 et les chaînes d’information en continu, pendant une durée de 8 minutes environ, l’allocution du chef de l’État a été suivie par 16,7 millions de téléspectateurs en moyenne.
Cette allocution solennelle, qui est traditionnellement le format d’intervention présidentielle le plus suivi, a réalisé une part d’audience de 77,9 %, ce qui signifie que plus des trois quarts des téléspectateurs présents devant la télévision à cette heure-là la regardaient.
Une preuve évidente de l’attente générée par cette prise de parole, annoncée un peu plus tôt dans la journée. D’autant que les précédentes allocutions d’Emmanuel Macron n’avaient rien à voir avec les audiences réalisées dimanche soir.
À titre d’exemple, le 24 septembre, "seulement" 8,6 millions de téléspectateurs en moyenne avaient suivi l’interview du président de la République dans les journaux de 20 heures de TF1 et France 2, un format différent de celui de l’allocution, qui, elle, est motivée par un événement exceptionnel comme dimanche soir.
Même les vœux d’Emmanuel Macron le 31 décembre dernier avaient été largement moins plébiscités par les téléspectateurs français. Ils avaient été suivis par 8,9 millions de téléspectateurs. Il faut donc remonter en mars 2025 pour retrouver une allocution presque aussi suivie que celle de dimanche soir. D’une durée d’un quart d’heure et consacrée à la situation internationale, celle-ci avait été suivie par plus de 15 millions de téléspectateurs toutes chaînes confondues (71,6 % de PDA).
Macron reconnaît des « défaillances »« Voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable », a déploré le chef de l’État ce dimanche soir, en assurant les commerçants et artisans touchés par les pillages de son « soutien ». « Plusieurs centaines de milliers » de manifestants avaient des « revendications légitimes », a aussi estimé le locataire de l’Élysée, appelant à ne pas les « confondre » avec « ceux qui ont détruit, cassé, pillé ».
« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte » à propos des violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre, a-t-il également reconnu lors de cette allocution très sévèrement critiquée par les responsables politiques, jusque dans son camp.
Sous pression après les violences du week-end en France, le président français a également reconnu ce lundi des « défaillances d’anticipation et de renseignements » qui ont conduit à des émeutes, des destructions et pillages de nombreux commerces, mais a refusé la démission de son ministre de l’Intérieur, a fait savoir l’Élysée. À la place, Emmanuel Macron a demandé au ministre de l’Intérieur de déployer « au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d’action (...) contre les casseurs ».