L’autrice de « Notre part de nuit », qui est née à Buenos Aires, publie « J’irai marcher sur vos tombes » aux Editions du Sous-Sol. Un essai sur les cimetières, qui l’attirent depuis l’enfance, où elle raconte un larcin secret qu’elle n’avait encore jamais révélé. Voici les bonnes feuilles en avant-première.
La romancière argentine Mariana Enriquez. SEBASTIÁN FREIRE
Quoi de commun entre La Nouvelle-Orléans, Lima, Gênes, Prague ou Barcelone ? Leur cimetière. Mariana Enriquez, qui est née à Buenos Aires en 1973, les a tous visités. Normal, rien de ce qui est lugubre ne lui est étranger. Plus il y a de morts, plus elle s’en rit, et son idée, c’est surtout de visiter les nécropoles la nuit. On s’y trouve plus à l’aise pour dialoguer avec nos chers disparus.
Pour la géniale romancière qui incarne aujourd’hui le renouveau de la littérature gothique, et dont les livres ont marqué toute une génération d’écrivaines sud-américaines et au-delà, les cimetières sont plus que des sépultures à honorer. Ils sont un territoire d’exploration et de création. Ainsi ap…
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