Le sélectionneur irlandais a été interrogé sur le contexte politique. Il a mis fin prématurément à la conférence de presse organisée en Serbie où le match est délocalisé
Sport 04/10/2026 08:57
Le sélectionneur irlandais a été interrogé sur le contexte politique. Il a mis fin prématurément à la conférence de presse organisée en Serbie où le match est délocalisé
Par Alexandre Boudet et Sarafina Spautz avec AFP
Espérons qu’il y ait moins de tension sur le terrain que dans l’avant-match. La conférence de presse du sélectionneur de l’Irlande, organisée ce samedi 3 octobre, a confirmé le climat de nervosité qui entoure la rencontre contre Israël dans le cadre de la Ligue des nations. Celui-ci se déroule d’ailleurs à Backa Topola (en Serbie) puisque la Fédération irlandaise a refusé de recevoir sur son sol pour des questions de sécurité.
Comme nous l’expliquons dans la vidéo en tête d’article, ce match retour (plus encore que le match aller) a été rattrapé par le conflit israélo-palestinien. Et le passage obligatoire de l’entraîneur Heimir Hallgrimsson face aux médias la veille du match a été l’occasion de le voir.
Selon des images de l’AFPTV, les tensions ont débuté lorsqu’une journaliste a interrogé Heimir Hallgrimsson, le sélectionneur islandais de l’Irlande, sur l’attaque mercredi lors d’un vol de flydubai reliant les Emirats à Israël, qualifiée « d’acte terroriste » par la justice émiratie et les autorités israéliennes. « Nous ne répondrons pas à ce genre de questions aujourd’hui. Nous répondrons uniquement aux questions sur le football », a aussitôt rétorqué un attaché de presse.
Mais, peu de temps après, un autre journaliste s’est adressé à son tour au sélectionneur de l’Irlande : « Vos joueurs traitent nos joueurs de singes pendant le match… », a-t-il dit, aussitôt interrompu par un attaché de presse affirmant à plusieurs reprises « c’est totalement faux », tandis que le journaliste en question se voyait retirer le micro. « Ne me touchez pas, ne me touchez pas », a déclaré ce dernier, pendant que la délégation irlandaise mettait prématurément un terme à la conférence de presse.
Le match aller sans protocole ni poignée de mainsAprès des menaces d’un boycott du match aller par des joueurs irlandais pour protester contre la guerre menée par Israël à Gaza, la première rencontre s’est finalement tenue comme prévu dimanche dernier à Debrecen, en Hongrie, Israël ne pouvant recevoir sur son sol en raison de la situation sécuritaire. Durant ce match, remporté par l’Irlande (3-0), les joueurs irlandais arboraient un brassard noir et ils ont ostensiblement baissé la tête au moment de l’hymne israélien. Avant le coup d’envoi, il n’y a eu ni échange de fanions ni poignée de mains entre capitaines.
L’Irlande est un soutien de longue date de la cause palestinienne et la double confrontation cet automne entre sa sélection et Israël, dans le cadre de la Ligue des nations, a déjà suscité plusieurs controverses.
Avant la double confrontation, les autorités israéliennes avaient fustigé les initiatives prises par la sélection irlandaise, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, accusant Dublin d’être « du mauvais côté de l’Histoire ».