Quatre jours après les tirs au collège d’Aubagne, l’enquête antiterroriste franchit une nouvelle étape. Un adolescent de 13 ans, interpellé dans le Nord, a été mis en examen pour complicité d’assassinat terroriste....
Quatre jours après les tirs au collège d’Aubagne, l’enquête antiterroriste franchit une nouvelle étape. Un adolescent de 13 ans, interpellé dans le Nord, a été mis en examen pour complicité d’assassinat terroriste. Soupçonné d’avoir échangé sur les réseaux sociaux avec le suspect, il est désormais au cœur des investigations.
Un garçon de 13 ans, interpellé dans le Nord, a été mis en examen vendredi 16 octobre dans l’enquête sur l’attaque du collège Lakanal d’Aubagne (Bouches-du-Rhône), survenue lundi 12 octobre. Il est soupçonné de complicité de tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, selon une source judiciaire citée par franceinfo.
Placé en garde à vue mercredi 14 octobre en fin de journée, le garçon a été présenté vendredi à un juge d’instruction, qui l’a mis en examen, selon TV5 Monde. Il est aussi poursuivi pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes, d’après la source judiciaire.
Les modalités de sa privation de liberté n’ont pas été précisées à ce stade. Nous n’avons pas pu les confirmer auprès d’une source publique.
Quel lien avec le tireur d’Aubagne ?Ce collégien est soupçonné d’avoir été en contact avec le tireur sur TikTok, selon France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il a été interpellé par la Sous-direction antiterroriste (SDAT). Les enquêteurs cherchent à savoir si lui aussi a subi l’influence de la True Crime Community (TCC).
Lundi 12 octobre, un élève de troisième de 14 ans est entré dans l’établissement avec un fusil de chasse. Il a blessé le principal et une enseignante.
Le tireur a été mis en examen pour tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, puis placé en détention provisoire mercredi 14 octobre. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’était saisi de l’enquête dès le lendemain des faits.
La TCC désigne des communautés en ligne qui glorifient les auteurs de tueries de masse. Les premiers éléments de l’enquête évoquent la probable adhésion du tireur à cette mouvance. Un chercheur interrogé par La Provence la qualifie de "menace mineure mais qui évolue vite".
Le rôle exact du second mineur, la nature de ses échanges avec le tireur et sa mesure de sûreté n’ont pas été détaillés publiquement.