Des organisations de retraités du Lot-et-Garonne appellent à un rassemblement mercredi 14 octobre, à 10 heures, devant le siège du Medef. Elles réclament une revalorisation des pensions et dénoncent les pertes de...
Des organisations de retraités du Lot-et-Garonne appellent à un rassemblement mercredi 14 octobre, à 10 heures, devant le siège du Medef. Elles réclament une revalorisation des pensions et dénoncent les pertes de pouvoir d'achat accumulées ces dernières années.
"On ne devrait pas se mobiliser pour ça." Pour les organisations de retraités du Lot-et-Garonne, augmenter les pensions en fonction de la hausse des prix devrait être une évidence. Pourtant, elles appellent à un rassemblement ce mercredi 14 octobre, à 10 heures, devant le siège du Medef. Une délégation doit être reçue à 11 heures pour défendre leur pouvoir d'achat. Geneviève Cathala (FSU 47), Serge Dezile (UCR-CGT 47), Françoise Bournazel (LSR 47) et Jany Santaliestra (FGR-FP 47) participent à cette mobilisation nationale, portée par le Groupe des neuf, qui réunit neuf organisations de retraités.
Des pensions qui ne suivent pas les prixPour les anciens salariés du privé, la retraite comprend généralement deux parties : une pension de base et une retraite complémentaire, versée par l'Agirc-Arrco. Cette dernière vient s'ajouter à la première et représente, selon les organisations, entre 35 % et 60 % de la retraite totale.
Problème : cette complémentaire n'a pas augmenté en novembre 2025. Le conseil d'administration de l'Agirc-Arrco doit justement discuter de sa prochaine revalorisation ce mercredi. "Les pertes au niveau des pensionnés s'accumulent", déplorent les représentants, qui réclament une hausse d'au moins 2 %. Ils rappellent que, selon leurs calculs, les prix ont augmenté de 22,5 % en dix ans, contre 17,2 % pour les pensions.
Les organisations s'inquiètent aussi des économies que le gouvernement pourrait réaliser sur les retraités, notamment en gelant certaines pensions ou en les augmentant moins que les prix. Car lorsque les revenus stagnent tandis que les courses, l'énergie ou les dépenses de santé coûtent plus cher, il devient plus difficile de boucler son budget.
Les représentants contestent l'idée qu'une pension de 2 000 euros par mois suffise à vivre confortablement. "Plus on vieillit, plus on a besoin d'être soigné", soulignent-ils, en évoquant également le coût des mutuelles et des hébergements en Ehpad. Plutôt que de demander aux retraités de faire des efforts, ils proposent de chercher davantage de recettes, notamment en revoyant les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises.
Une nouvelle mobilisation nationale est annoncée le 19 novembre à Paris.