Depuis deux semaines, Villeneuve-sur-Lot voit fleurir des graffitis anarchistes sur le mobilier urbain. Le maire Guillaume Lepers, furieux, a déposé trois plaintes et sollicité la police pour analyser les vidéos de...
Depuis deux semaines, Villeneuve-sur-Lot voit fleurir des graffitis anarchistes sur le mobilier urbain. Le maire Guillaume Lepers, furieux, a déposé trois plaintes et sollicité la police pour analyser les vidéos de surveillance. La municipalité promet des sanctions exemplaires pour les responsables.
Abris-bus neufs, panneaux de signalisation, horodateurs, conteneurs à déchets… Depuis deux semaines, le mobilier urbain du centre de Villeneuve-sur-Lot est la cible de peintures disons-le, peu académiques. Nombre d'habitants ont déjà posé l'oeil sur ses graffitis Une vague de dégradations matérielles qui gâche le quotidien d'une majorité d'habitants du centre-ville, qui voient les inscriptions sur des installations toutes récentes. Oui, des tags avec le symbole "A" anarchiste peint à la bombe jaune, fleurissent sur le mobilier urbain fraîchement installé. Les promeneurs les ont notamment vus devant l’institution Sainte-Catherine, sur des panneaux du coeur de bastide ou dans le quartier de la rive gauche près de l’église Saint-Étienne.
Alerté en direct par une riveraine lors de la première réunion publique du mandat centré sur le quartier "Bastide", le maire Guillaume Lepers n'a pas caché sa colère face à ces actes de vandalisme répétés : "On ne paie pas du mobilier urbain avec l'argent public pour se le faire dégrader par des trucs anarchistes" s'est emporté l'édile. "On se bat pour que la ville soit belle et propre, nos agents municipaux se lèvent à 5 heures du matin pour entretenir nos rues, et certains agissent comme de gros crades. Je veux qu'ils paient cher, très cher."
Un exemple de tag, sur un caisson des PTT à proximité du parking du boulevard Palissy.
DDM G.B.
Afin d'identifier le ou les responsables - même si la piste d'un individu isolé est privilégiée -, la municipalité a engagé d'importants moyens. Trois plaintes officielles ont d'ores et déjà été déposées par les services municipaux. Le maire a personnellement sollicité une réquisition auprès de la police nationale pour autoriser l'extraction et l'analyse minutieuse des images du réseau de vidéoprotection de la commune.
Sur le plan de l'enquête, le patron de la police municipale s'est voulu rassurant tout en restant prudent : les forces de l'ordre travaillent main dans la main avec les services du domaine public. "L'individu à l'origine de ces actes est à peu près ciblé" fait savoir le chef service de sécurité de la bastide. Un dernier événement, qui s'est passé dans la nuit de lundi à mardi, pourrait faire avancer les choses. Les caméras de la ville, en particulier celle située au pied du pont de Bastérou rive gauche, ont pu capturer des élements concernant le dernier tag en date, sur des contenairs sur le parking de l'église Saint-Etienne. "Ça s'est passé entre 3 heures et 5 heures du matin", a précisé le chef des policiers municipaux de Villeneuve.
Quid des sanctions ? Dès que le suspect sera formellement identifié et localisé, la municipalité entend appliquer une fermeté exemplaire : "Il devra réparer ses bêtises" prévient le maire. "S'ils ne peuvent pas payer les réparations, je veux qu'il fasse des travaux d'intérêt général et qu'on le voie nettoyer nos rues à 5 heures du matin", a persiflé Guillaume Lepers, déterminé à mettre un terme rapide à cette série de dégradations sur du