La Fédération autonome de la fonction publique territoriale (FA-FPT), syndicat auquel adhère une bonne partie des salariés de la commune de Formiguères, dénonce un "climat délétère" et des dysfonctionnements au sein...
La Fédération autonome de la fonction publique territoriale (FA-FPT), syndicat auquel adhère une bonne partie des salariés de la commune de Formiguères, dénonce un "climat délétère" et des dysfonctionnements au sein de la collectivité. Une petite phrase de l’édito du maire publié dans le bulletin municipal de juin a encore jeté de l’huile sur le feu.
Le contexte est particulier à Formiguères. Pour mémoire, la commune de 500 habitants avait défrayé la chronique en novembre 2025. Lorsque Serge Vaills, alors premier adjoint, avait révélé que le maire de l’époque, Philippe Petitqueux, était parti depuis le mois d’août en Polynésie pour raisons professionnelles sans pour autant renoncer à ses indemnités. À la suite des élections de mars 2026 et d’une campagne tendue lors de laquelle trois autres listes étaient en lice, Serge Vaills, qui avait remplacé Philippe Petitqueux dès le mois de décembre à la suite de la démission de ce dernier, a été élu maire.
En matière de gestion du personnel communal aussi, la municipalité présente un certain passif. Début 2023, sous le mandat de Philippe Petitqueux donc, entre les démissions et les mutations, cinq agents avaient par exemple quitté leurs postes sur fond de réorganisation des services et de tensions au sein du conseil municipal.
Et en ce mois de septembre 2026, malgré le changement de maire, les turbulences semblent toujours d’actualité au sein de la collectivité. C’est en tout cas ce que dénonce le syndicat FA-FPT (Fédération autonome de la fonction publique territoriale) par la voix de son secrétaire départemental, Yohan Guillem, selon qui deux salariés auraient démissionné et six autres se seraient mis en arrêt maladie depuis mars dernier.
Nous réclamons des excuses publiques
"Le climat n’est pas serein. Les relations avec la hiérarchie sont très tendues. Il y a beaucoup d’erreurs administratives et réglementaires. Cet été, des saisonniers n’ont eu leur contrat signé qu’un mois après avoir commencé à travailler. Nous avons aussi recensé des agents qui ont changé de statut sans avoir les arrêtés attestant de leur situation, ce qui peut poser des problèmes en cas d’incident", détaille, entre autres, le secrétaire départemental de la FA-FPT.
Yohan Guillem précise avoir rencontré Serge Vaills au printemps dernier afin de trouver un terrain d’entente : "Je lui ai proposé qu’on se mette autour de la table avec le personnel, le premier adjoint et la secrétaire de mairie pour tenter d’apaiser la situation. C’était en mai. À ce jour, il n’y a toujours pas de date fixée. C’est silence radio. Et pendant ce temps, les histoires continuent."
Cerise sur le gâteau : dans le bulletin municipal de juin dernier, alors que plusieurs agents étaient en arrêt maladie, le maire a notamment annoncé que "le recrutement de nouveaux agents motivés" était "en cours afin de pallier au 'virus' local". Une formule qui n’a pas manqué de choquer le secrétaire départemental de la FA-FPT, ainsi qu’une grande partie des salariés. "Ces propos sont méprisants pour le personnel, s’insurge Yohan Guillem. Nous réclamons des excuses publiques."
Contacté, le maire ne répond pas en détail aux différents points soulevés par le syndicat. Cependant, il met en cause son prédécesseur qui ne se serait "pas occupé des agents" et estime qu’il est de ce fait nécessaire de "tout remettre à plat". Interrogé sur la demande d’excuses publiques formulée par la FA, Serge Vaills estime que les propos du syndicat sont "disproportionnés". "Cela ne correspond pas à ce qui se passe dans la réalité", tranche-t-il. Sans plus d’explications.