Ce vendredi 11 septembre au stade Raoul-Barrière (19 h 30), Béziers, sans point au classement, espère redresser la barre face à Nevers, aussi en quête de victoire. Les Biterrois, conscients de l’enjeu, visent une...
Ce vendredi 11 septembre au stade Raoul-Barrière (19 h 30), Béziers, sans point au classement, espère redresser la barre face à Nevers, aussi en quête de victoire. Les Biterrois, conscients de l’enjeu, visent une performance pour rassurer supporters et dirigeants.
Béziers est déjà au pied du mur. Après seulement deux journées de championnat, avant-derniers, les Biterrois se retrouvent sous pression d’un point de vue comptable. Tout comme Agen, la lanterne rouge, qui a affronté deux cadors du groupe (Provence Rugby et Brive), l’ASBH n’a engrangé aucun point face à Oyonnax (21-31), le deuxième, ni à Nice, chez le promu (43-6).
Au risque de voir filer ses prédécesseurs au classement, l’ASBH aurait donc bon ton de commencer à faire grimper son capital points. Elle va en avoir l’occasion, ce vendredi 11 septembre, face à une équipe de Nevers qui est à peine mieux lotie, les Neversois ayant seulement gagné deux bonus défensifs depuis le début.
"Mettons dans un coin de la tête ce naufrage collectif à Nice"Nevers annonce d’ailleurs débarquer au stade Raoul-Barrière le couteau entre les dents, avec la ferme intention de ramener des points de Béziers et de faire aussi oublier son début de championnat poussif. Les joueurs de Gurthrö Steenkamp sont prévenus et il est évident que cette confrontation entre deux clubs voulant redorer leur blason ne sera pas tendre : "C’est déjà un match capital, une rencontre charnière dans la saison, concède le demi d’ouverture Charly Malié. Nous avons montré un très mauvais visage à Nice, juste après la défaite à domicile contre Oyonnax. Il y a donc forcément beaucoup d’inquiétude autour de l’équipe, du stade, chez les supporters, les Biterrois. Notre rôle, nous les joueurs, est de rectifier le tir. Nous allons faire en sorte de réaliser une performance et de remettre la marche avant. Essayons de mettre dans un coin de la tête ce naufrage collectif à Nice."
"J’espère que nous aurons plus faim qu’eux"Le message semble être bien passé. Aux dires des joueurs, les entraînements ont été studieux, les coaches ayant bien fait remarquer à leurs joueurs qu’ils ont sérieusement manqué de mordant en terre azuréenne, notamment dans le deuxième acte, où ils ont fini par baisser les bras : "Il y a eu une remise en question dès le dimanche, la journée a été très très longue, explique Charly Malié qui espère quitter le pré la tête haute. Devant nos supporters, nos amis, notre famille, on se doit de donner une bien meilleure image de cette équipe, de ce club et de cette ville. Connaissant bien Xavier Péméja, l’entraîneur de Nevers, je sais que les Nivernais ont aussi dû passer une sacrée semaine. Je m’attends à un gros, gros combat. Il y aura la même envie, la même détermination sur le terrain. J’espère que nous aurons encore plus faim qu’eux, étant donné qu’on est à domicile, devant notre public et nos familles. C’est une question de fierté et d’envie collective."
Reste à savoir si l’envie et la détermination seront suffisantes pour relancer une équipe qui se découvre jour après jour et manque bien évidemment d’automatismes à ce stade du championnat. Beaucoup découvrent, en effet, le groupe, à l’image de Sutize Nikolozi qui sera titulaire face à Nevers. Prêté par La Rochelle, le talonneur est arrivé à Béziers, il y a une semaine.
À 19 h 30 au stade Raoul-Barrière.
BEZIERS : Laharrague – Courtaud, Plazy, Poulet, Mechentel – (o) Malié - (m) Bau – Martin, Koen (cap.), Canaleta – Eru, Benoy – Azariashvili, Nikolozi, Goginava.
Remplaçants : Lockwood, El Maslouhi, Dodson, Peyrastre, Verdu, Galletier, Janse Van Rensburg, Mafileo.
NEVERS : Cellier – Tshimanga Koroinamai, Darrieux, Rocher – (o) Reynolds – (m) Bousquet – Vallée, Calmon, Kleynhans – Jedrasiak, Kane – Ikahehegi, Viljoen, Arnold.
Remplaçants : Pepin, Ungiadze, Botha, Lanen, Bastide, Tarel, Turner, Kiteau.