Comment un bruit désagréable nous devient littéralement insupportable ? Une affaire de décibels, mais pas seulement. Laurent Simon, 70 ans raconte son obsession sonore pour le va-et-vient des jets privés près de Cannes.
« Pendant l’été et durant les week-ends, on peut compter jusqu’à cent passages par jour », s’alarme Laurent Simon qui vit dans un quartier résidentiel sur les hauteurs de Cannes. ADRIA FRUITOS POUR « LE NOUVEL OBS »
Au téléphone, Laurent Simon, 70 ans, s’arrête de parler pendant une poignée de secondes : « Vous l’avez entendu ? » Un jet privé vient d’amorcer son virage pour atterrir à l’aéroport de Cannes-Mandelieu, à 4,5 kilomètres de chez lui. Il y a dix ans, ce retraité du secteur de l’agroalimentaire s’est installé à La Roquette-sur-Siagne (Alpes-Maritimes), sur les hauteurs de Cannes, dans un quartier résidentiel propice au calme. C’était sans compter le ballet de jets privés, incessant aux beaux jours, qui trouble la tranquillité des riverains. Selon l’Association de Défense contre les Nuisances aériennes (ADNA06), que préside Laurent Simon, l’aéroport enregistre près de 70 000 mouvements par an, dont 12 865 mouvements d’aviation d’affaires en 2025, avec des pics à 80 décibels détectés au sol entre 8 heures et 21h45, les heures d’ouverture et de fermeture durant l’été (l’équivalent d’une sirène de police).
Le bruit : « Le bourdonnement d’une grosse tondeuse »« Nous vivons dans un quartier résidentiel, à environ 170 mètres d’altitude. Quand nous sommes survolés par un jet privé, il se trouve généralement entre 150 et 300 mètres au-dessus de nos têtes… Et provoque un bruit très, très pénible. C’est l’éq…
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