Dans « Vladimir m’a pris Vadim », le journaliste-écrivain Paul Gasnier raconte comment l’un de ses cousins « proches en âge et en affection », dont le père est russe, a un jour accroché un portrait officiel de Poutine en face de son lit. Extraits exclusifs de son passionnant petit livre, qui sera publié le 1ᵉʳ octobre par Lettre Zola.
Paul Gasnier, journaliste et auteur de « Vladimir m’a pris Vadim ». MONTAGE D’APRÈS MATHIEU FOUCHER ET EYEPRESS NEWS/SHUTTERSTOCK/SIPA
L’histoire de ma relation avec Vadim raconte celle de la France avec la Russie. Vadim est l’un de mes cousins les plus proches en âge et en affection. (…) Notre complicité est celle de deux gamins des années 1990 ayant eu les mêmes repères culturels, les mêmes goûts musicaux, qui subissaient le passage des mêmes modes et qui étaient capables de mener des discussions entières en répliques des « Visiteurs » ou des « Trois Frères ». (…)
Sacha, son père, avait eu l’intelligence de transmettre sa langue maternelle à ses enfants ; il avait même mis un point d’honneur à ce qu’ils la parlent. Une exigence qui avait porté ses fruits : à l’adolescence, les quatre enfants étaient parfaitement bilingues. (…) Cette double culture, la premièr…
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