Un homme de 31 ans était jugé ce vendredi à Montauban pour des violences et menaces de mort envers sa compagne. Il a été condamné à 30 mois de prison, dont six avec sursis.
l'essentiel Un homme de 31 ans était jugé ce vendredi à Montauban pour des violences et menaces de mort envers sa compagne. Il a été condamné à 30 mois de prison, dont six avec sursis.
T-shirt orange fluo, légère barbe et silhouette corpulente, le prévenu semble mal à l’aise quand il entre dans le box. Dès son arrivée, il jette un oeil vers le banc où se trouve son ex-compagne, partie civile dans le dossier.
La présidente du tribunal commence par égréner les différentes scènes de violences rapportées par la victime, qui s'étalent sur trois ans. Le 14 décembre 2024, lors d’une soirée, elle aurait été tirée par les cheveux, projetée au sol puis menacée de mort. Un autre épisode survient en 2025, avec notamment des coups portés à la tête. En juillet 2026, une nouvelle dispute éclate après un repas. L’homme frappe au visage celle qui partage sa vie, jusqu'à la faire saigner du nez.
"Je vais te trouver"Ces derniers mois, malgré la rupture, il continuait de l’appeler et de lui écrire. Au total, 55 communications ont été recensées, dont 33 à son initiative. Certains de ses messages sont sans équivoque : "Je vais venir te chercher" ou encore "Je vais te trouver". Examinée le 16 septembre, la plaignante ne présente plus de lésions physiques, mais décrit des difficultés d’endormissement, des réveils au moindre bruit et un sentiment d’insécurité dans son appartement.
Âgé de 31 ans, conducteur d’engins dans le BTP, le prévenu compte sept condamnations entre 2016 et 2025, notamment pour des violences conjugales sur une autre femme, la mère de sa fille. "Tout est vrai, je ne veux plus être cette personne-là", assure-t-il.
Des photos "accablantes" selon le procureurPour l’avocate de la victime, ses aveux et ses regrets ne suffisent pas. Elle évoque des violences "massives et inscrites dans la durée". De son côté, le procureur a souligné la "parole constante, crédible et circonstanciée" de la victime avant de parler de photos "accablantes" où apparaissent notamment un oeil au beurre noire et des touffes de cheveux arrachés.
Enfin, Me Lheureux, qui défendait le prévenu, est revenue sur une histoire familiale marquée par les violences de son père envers sa compagne. Elle s’est ensuite suicidée. "C’est difficile pour lui de reconnaître l’homme qu’il est" a-t-elle expliqué.
Le tribunal l'a finalement condamné à 30 mois de prison, dont six avec sursis. Durant trois ans, il a interdiction d’entrer en contact avec les deux femmes et de se rendre à leur domicile ou sur leur lieu de travail. Il devra également suivre des soins psychologiques.