Après avoir refusé en juillet dernier, le ministre des Transports a finalement donné son feu vert pour tester sur route deux véhicules équipés du logiciel de conduite autonome supervisé (FSD).
Après avoir refusé en juillet dernier, le ministre des Transports a finalement donné son feu vert pour tester sur route deux véhicules équipés du logiciel de conduite autonome supervisé (FSD).
La France a lancé des essais sur deux véhicules afin de mieux évaluer le système avancé d’aide à la conduite FSD (Full Self Driving) de Tesla a déclaré le ministre français des Transports, Philippe Tabarot. De tels essais permettront à l’Europe de faire un pas de plus vers l’homologation de la technologie de conduite autonome de constructeur automobile dirigé par Elon Musk.
En avril, l’autorité routière néerlandaise RDW a autorisé à titre provisoire l’utilisation du système FSD de Tesla sur les routes, incitant la Belgique, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie à faire de même en prévision d’un vote à l’échelle de l’Union européenne (UE) sur ce projet, qui pourrait avoir lieu dès le mois prochain.
Le FSD est un système d’aide à la conduite capable d’accélérer, de freiner et de diriger un véhicule avec un conducteur humain restant prêt à intervenir, mais il ne permet pas une conduite entièrement autonome.
"Un échange constructif"En juillet, Philippe Tabarot avait déclaré que les contreparties en matière de sécurité n’étaient pas encore suffisantes pour justifier une autorisation, notamment pour tout ce qui concerne les limitations de vitesse et les alertes relatives à la vigilance du conducteur. Dans un message publié ce mardi 2 septembre sur X, le ministre des Transports a dit avoir eu "un échange constructif" avec Elon Musk au sujet de cette technologie, après avoir travaillé en étroite collaboration avec Tesla pendant plusieurs mois sur les adaptations techniques nécessaires pour que la France puisse valider cette autorisation.
— Philippe Tabarot (@PhilippeTabarot) September 2, 2026Échange constructif ce soir avec @elonmusk autour du dispositif Full Self-Driving (FSD) de Tesla.
Depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec @Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera… pic.twitter.com/d1Y90cGJLf
"Grâce à la mise à disposition par Tesla de deux véhicules équipés du FSD, nous entrons désormais dans une nouvelle phase : celle des essais sur route", a déclaré Philippe Tabarot. La France souhaite mener ses propres essais afin de vérifier les données fournies par les Pays-Bas et Tesla, et de tester le système sur les routes françaises, a indiqué une source du ministère des Transports. Elle vise à disposer des résultats des essais entre la mi-septembre et la fin septembre, afin d’être en mesure de se prononcer sur une décision de l’UE dans les mois à venir.
Un comité technique de l’UE doit se réunir le 6 octobre. Un vote sur le sujet de la conduite autonome pourrait avoir lieu ce jour-là ou lors de sa prochaine réunion début décembre, a indiqué la source. Cette dernière a ajouté espérer trouver avec Tesla "le bon compromis pour que ça aille dans un sens positif".