Un homme de 39 ans a été condamné jeudi 24 septembre par le tribunal de Cahors à un an de prison avec sursis probatoire pour vol avec violence et outrage. Les faits, survenus en janvier à Figeac, ont été commis sous...
l'essentiel Un homme de 39 ans a été condamné jeudi 24 septembre par le tribunal de Cahors à un an de prison avec sursis probatoire pour vol avec violence et outrage. Les faits, survenus en janvier à Figeac, ont été commis sous l'emprise de l'alcool. Il devra suivre des soins, travailler et indemniser les victimes.
"J’étais saoul, je voulais aller plus loin et je me suis dit que trois jours de garde à vue ça me ferait du bien." Devant le tribunal de Cahors (Lot), jeudi 24 septembre, le prévenu de 39 ans qui comparaît pour vol avec violence et outrage parle "d’une sorte de tentative de suicide." "À l’époque, je n’étais pas bien dans ma tête. Je n’arrivais plus à m’en sortir. J’avais une polyconsommation de drogue, je ne trouvais pas la lumière", confie-t-il.
"Je n’avais plus d’argent et je voulais du thon..."Rembobinons. Le 17 janvier dernier, le trentenaire se rend dans un supermarché à Figeac. "Je n’avais pas d’argent, on m’a prêté deux euros, j’ai acheté une bouteille de rouge", retrace-t-il. Sous l’emprise de l’alcool, il se rend à nouveau au supermarché, cette fois-ci pour manger. "Je n’avais plus d’argent et je voulais du thon. J’avais l’habitude d’en voler dans ce magasin", ajoute le prévenu. Sauf que cette fois-ci, au moment de croiser l’agent de sécurité, l’homme refuse de les reposer et devient violent. Face à la scène, un client intervient. "Je reconnais tout ce que j’ai fait, j’étais juste perdu, je cherchais par moi-même une solution...", livre celui qui a huit mentions à son casier judiciaire.
Lorsque les gendarmes interviennent, le trentenaire se montre également virulent. Il insulte, se débat, crache sur un militaire... Jusqu’à sa garde à vue. L’homme, ayant commis les faits alors qu’il était en sursis, suite à un jugement de 2021 pour usage de stupéfiants, est incarcéré. "J’ai saisi cette occasion pour tout arrêter là-bas", indique celui qui assure ne plus avoir consommé de drogues. C’était sa première incarcération.
"Vous avez utilisé tous les mots détestables qu’ils soient...""Vous avez utilisé tous les mots détestables qu’ils soient ["salope", "connard de merde", "j’encule ta mère" - NDLR]", martèle la procureure avant d’ajouter : "J’observe que monsieur a un problème vis-à-vis du langage et du comportement social : des condamnations pour des faits de violence, d’outrage à agent, certaines anciennes... Ce casier illustre un comportement antisocial qui a perduré pendant des années." Elle requiert 6 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans avec obligation de travail et de soins.
Son avocat Me Faugères rappelle la situation de son client : sa dernière condamnation remonte à 2021. Et surtout, pour son client, "c’était une tentative de suicide". Il demande du sursis probatoire : "Il lui faut une béquille parce que ça peut l'aider."
Le tribunal l'a condamné à 1 an d'emprisonnement assorti d'un sursis probatoire pendant deux ans. Il devra également justifier d'un travail ou d'une formation et suivre des soins et verser la somme de 900 euros à l'agent de sécurité au titre de son préjudice moral, 100 euros au Leclerc Express, 1 euro au client et 350 euros au gendarme.