Jeudi 1er octobre, des tensions ont éclaté près du lycée Victor-Hugo à Marseille, dans le cadre du mouvement lycéen. Des informations erronées ont circulé, affirmant que des personnels avaient été aspergés d'essence....
l'essentiel Jeudi 1er octobre, des tensions ont éclaté près du lycée Victor-Hugo à Marseille, dans le cadre du mouvement lycéen. Des informations erronées ont circulé, affirmant que des personnels avaient été aspergés d'essence. La Dépêche du Midi décrypte pour vous.
Le mouvement lycéen continue de prendre de l'ampleur. Les débordements et la répression policière aussi. Jeudi 1er octobre, un événement extrêmement grave se serait produit dans un établissement de Marseille (Bouches-du-Rhône). Des fonctionnaires de l'Éducation nationale auraient été recouverts d'essence, comme l'a notamment relayé le ministre Édouard Geffray, puis Gabriel Attal dans la journée. Mais l'information s'est révélée complètement fausse. La Dépêche du Midi vous explique.
Réactions en sérieAlors que la mobilisation était très forte jeudi – 900 actions ont été dénombrées, tous les départements concernés –, la cité phocéenne n'a pas échappé au mouvement, accompagné parfois par des débordements. À Marseille, c'est la région Sud-PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur) qui a partagé la nouvelle, dans un communiqué de presse envoyé aux journalistes à 10 heures du matin, rappelle Libération. "Aujourd'hui, au lycée Victor-Hugo (Marseille), un cap inacceptable a été franchi ce matin (...) : le proviseur, le proviseur adjoint, la secrétaire générale et le chef d'équipe ont été agressés et aspergés d'essence", est-il notamment écrit.
Le texte pointe clairement du doigt La France insoumise – "les députés LFI portent une responsabilité lourde dans ce chaos" – et nourrit le récit de Matignon et du gouvernement, visant à faire porter les responsabilités à la formation politique dirigée par Jean-Luc Mélenchon. Un communiqué, repris par les médias, que s'est empressé de partager Gabriel Attal pour attaquer son adversaire à l'élection présidentielle.
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"@JLMelenchon, asperger d'essence un proviseur, vous considérez que c'est une "violence légitime" ?" écrit l'ancien Premier ministre sur X, relayant un message de BFMTV titré (avant d'être modifié par la suite) : "Colère lycéenne : l'équipe de direction d'un lycée 'aspergée d'essence' à Marseille, la région dénonce un 'cap inacceptable' franchi". Une heure plus tard, Édouard Geffray lui a emboîté le pas. "Un lycée incendié, des personnels aspergés d'essence, un bilan de blessés qui s'alourdit : les violences commises depuis ce matin aux abords des lycées sont d'une extrême gravité", a-t-il commenté sur les réseaux sociaux.
Le rectorat démentPourtant, aucun personnel n'a été aspergé d'essence. Oui, des heurts ont bien éclaté aux abords de cet établissement marseillais. Mais les accusations et propos d'Attal et Geffray sont imprécises. Selon la préfecture, qui a envoyé un message aux journalistes pour éclaircir la situation, le rectorat "indique que les proviseurs du lycée Victor-Hugo n'ont pas été directement visés par des jeunes les ayant aspergés. En réalité, ils ont été éclaboussés lorsque les individus mettaient de l'essence dans des conteneurs."
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Selon Libération, qui a pu joindre le rectorat, la scène aurait eu lieu à l'extérieur de l'établissement, où des poubelles ont été incendiées. L'ensemble des personnes concernées "vont bien", ont ajouté les responsables. Pourtant, ce vendredi matin, Édouard Geffray répétait encore que "des personnels de la région à Marseille ont été aspergés d'essence parce qu'ils tentaient d'éteindre un incendie". Ce qui est donc faux.