Au cœur de cette semaine "particulière" avant de défier le Stade Toulousain ce samedi 3 octobre (21h), le manager du Castres Olympique, Xavier Sadourny, prévient que tout relâchement pèsera lourd dans l'addition. Ce...
l'essentiel Au cœur de cette semaine "particulière" avant de défier le Stade Toulousain ce samedi 3 octobre (21h), le manager du Castres Olympique, Xavier Sadourny, prévient que tout relâchement pèsera lourd dans l'addition. Ce derby, toujours très attendu, est aussi une opportunité à saisir pour enfin se libérer sur le plan offensif.
Sentez-vous que cette semaine a été particulière ?
Oui. Il y a plus de monde autour du stade, en conférence de presse, l’atmosphère est différente. La concentration également. Plusieurs données changent.
Ce n’est pas le premier derby. S’habitue-t-on à ce genre de contexte ?
Le contexte est toujours le même. Tu as un peu d'appréhension de recevoir le Stade Toulousain. Mais il y a aussi ce côté où tu as envie de l’affronter. On sait que lorsqu’on descendra du bus, l'ambiance sera différente. Il va y avoir beaucoup de gens au stade, qui sera à guichets fermés. Mais on ne s'y habitue pas. Et il ne faut pas car ça reste des matchs particuliers contre un adversaire particulier.
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Luttez-vous ou alimentez-vous cette forme de pression qui apparaît ?
On va plus l’alimenter mais ça dépend du contexte. On doit se servir de ce derby. Ça ne doit pas nous ajouter une chape de plomb, plutôt de la motivation. Il faut être à 200 %, jouer notre rugby, ce qu'on travaille toutes les semaines. Ce qu'on n'a pas forcément réalisé sur nos deux déplacements. À la maison, ce fut ponctuel. Or là, cet adversaire nous oblige à très bien jouer au rugby, offensivement, défensivement, en conquête, sur la discipline. Donc afficher des standards très élevés pour se donner la possibilité de gagner. Si dans l'utilisation du ballon, tu es fade ou ne parles pas le même rugby, ça sera compliqué. Idem en défense. Et puis l'environnement fait que tu as envie de donner à manger à tes supporters. Pour ça, on se doit de faire une grosse performance, et je pense que c'est le bon moment. Si on n'est qu'à 90 %, on prendra cher. À 150 %, mais uniquement sur une heure, on craquera comme l'an dernier lors des 20 dernières minutes. Notre enjeu est là. Est-ce le bon adversaire pour faire ça ? En tout cas, il faut le prendre comme une opportunité.
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Vous êtes-vous servi du match de l’an dernier à domicile ?
Alors on a utilisé certaines images, mais pas trop car c’était un autre moment. On a commencé la semaine en revenant sur Clermont, ce qui n'avait pas fonctionné, et notamment sur cette première mi-temps. Quant au Stade Toulousain, c'est à peu près tout le temps les mêmes analyses. On "essaye" de déceler un ou deux points faibles, ou du moins un ou deux points sur lesquels on pourrait éventuellement le déstabiliser. Mais là, on travaille plus sur le contexte actuel, où on en est, là où on désire arriver.
Comment faire déjouer ou gêner les Toulousains ?
Déjà, ne pas les regarder jouer. Autrement, on sera en difficulté. Puis être disciplinés. L'an passé, on avait livré un très bon match, mais on avait été très indisciplinés, ou du moins on avait écopé de trois cartons jaunes. C'est beaucoup trop contre un adversaire comme ça. Les joueurs qui ne sont pas dans les 23 sont énormément déçus. Il n'y a qu'une envie, c'est les challenger, se mesurer à ce qui se fait de mieux.
Ressentez-vous le besoin de retrouver cette étincelle offensive pour votre équipe ?
Il y a eu pas mal de changements, donc tout doit se mettre en place. On a conscience que notre précédente prestation n'est pas à la hauteur de ce qu'on avait travaillé et voulait mettre en œuvre. Je pense qu'on n'a pas perdu ce qu'on a réussi à faire l’an passé, même si c’était ponctuel. Mon objectif est qu'on le fasse sur chaque match. C'est l'exigence du Top 14. Il faut être capable de provoquer les choses. C'est ça qui est difficile. Aujourd'hui, on tâtonne un peu, voire beaucoup par moments. Mais à part Toulouse, qui aujourd'hui maîtrise son projet ? On n'est qu'en début de saison, il y a beaucoup d'attentes envers notre équipe, et c'est bien parce que ça veut dire qu’on a amené les gens à avoir de l'attente. Mieux vaut cela que l’inverse.
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Contrairement à Clermont, le Stade ouvre le jeu. Est-ce aussi dans ce type de match que cette étincelle peut venir ?
La semaine dernière, on est tombé sur un match au mauvais niveau technique ou rugbystique, avec seulement 30 minutes de temps de jeu effectif. Après, attention, on va jouer contre une équipe de Toulouse qui est celle qui joue le plus au pied. C'est une très bonne défense, avec une des meilleures conquêtes. Le Stade Toulousain, c'est d'abord ça. On sait que si on n'est pas précis, sur le moindre ballon qu'on va échapper, derrière, ça fait quine. Bien jouer au rugby, c'est aussi utiliser l'espace libre. Et s’il est derrière, il faut savoir l'utiliser en mettant du jeu au pied. On ne va pas jouer à la baballe. Si on veut gagner, il faut se montrer performants dans toutes les formes de jeu et être capables de faire le dos rond quand eux auront le ballon et qu'ils prendront feu.