Voté le 7 juillet à l’Assemblée nationale, le texte controversé sur la présomption d’usage légitime des armes des forces de l’ordre sera bientôt examiné au Sénat.
France 20/09/2026 21:55 Actualisé le 20/09/2026 22:00
Voté le 7 juillet à l’Assemblée nationale, le texte controversé sur la présomption d’usage légitime des armes des forces de l’ordre sera bientôt examiné au Sénat.
Par Pierre Tremblay avec AFP
Ce dimanche 20 septembre, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé à Paris, Marseille, Lyon ou encore Toulouse contre la proposition de loi sur la présomption d’usage légitime des armes par les forces de l’ordre, qui revient, selon elles, à « un permis de tuer ».
Elles répondaient à l’appel de nombreuses organisations de défense des droits humains, dont Stop aux violences d’État, Amnesty International ou encore la Ligue des droits de l’Homme (LDH), mais aussi de la gauche et du syndicat de la magistrature.
« Nos vies méritent d’être vécues, pas abattues - Non au permis de tuer ! », « Plus de pouvoir = plus de bavure », pouvait-on lire sur des pancartes dans la capitale, où 21 000 personnes ont défilé, selon la préfecture de police.
Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article, Le HuffPost a suivi cette mobilisation sur le terrain. Notre reporter a récolté les inquiétudes de nombreux manifestants. Avec Sebastian Roché, politologue spécialisé en criminologie, directeur de recherche au CNRS et auteur de plusieurs ouvrages sur la police (dont La police contre la rue), il revient aussi sur les réserves de nombreux experts sur ce texte controversé, qui doit être examiné au Sénat après avoir été voté en juillet à l’Assemblée nationale.