Le procès "hors normes" lié à l’explosion meurtrière de Saint-Laurent-de-la-Salanque en février 2022 s’ouvrira ce jeudi 1er octobre 2026 devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Un terrible drame qui a coûté...
Le procès "hors normes" lié à l’explosion meurtrière de Saint-Laurent-de-la-Salanque en février 2022 s’ouvrira ce jeudi 1er octobre 2026 devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales. Un terrible drame qui a coûté la vie à huit personnes dont deux enfants et qui renferme encore de nombreuses interrogations plus de quatre ans et demi après.
Le bilan humain est effroyable. Il est 1 h 30, dans la nuit du 13 au 14 février 2022 quand une explosion éclate dans l’épicerie La Salanque, rue Arago à Saint-Laurent-de-la-Salanque suivie d’un violent incendie. La déflagration souffle l’immeuble situé au-dessus et un deuxième attenant tandis que les flammes se propagent à une rapidité folle dans les étages et ravagent les cinq appartements.
Les secours arrivent en urgence sur les lieux et font face à un véritable chaos. Quelques locataires sont parvenus à s’échapper du brasier. Mais les pompiers découvrent rapidement l’indicible. Huit corps dont ceux de deux enfants gisent au milieu des cendres et des décombres. Parmi les victimes, cinq membres d’une même famille, un jeune couple, de 20 ans, leurs enfants d’un an et demi et de 4 mois, le grand-père maternel, de 41 ans. Dans un autre appartement, un homme de 40 ans et son amie de 32 ans n’ont pas survécu non plus ainsi qu’une voisine, âgée de 66 ans.
Le scénario d’un acte criminel est rapidement privilégié. Les expertises techniques et l’aide d’un maître-chien mettent en évidence la présence de carburant dans plusieurs zones de l’épicerie, et permettent de privilégier la piste d’un déversement volontaire de plusieurs litres d’essence afin d’embraser l’ensemble du local.
L'incendiaire présumé grièvement brûlé dans l'explosonAprès l’audition de multiples témoins, les investigations s’orientent finalement vers le gérant du commerce et son frère, employé de l’épicerie, ainsi que sur un jeune homme en situation irrégulière, dans l’entourage des deux premiers. Les deux frères sont soupçonnés d’être les instigateurs de l’incendie. Ce qu’ils continuent de nier avec force. Consignes auraient été données au jeune sans papiers de se rendre à l’épicerie dans la nuit, de répandre le combustible et de mettre le feu.
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Projeté dans la rue par le souffle de l’explosion et grièvement brûlé notamment aux pieds, il raconte, après de nombreuses déclarations évolutives, avoir été "piégé" par ses coaccusés. Il nie avoir intentionnellement provoqué l’incendie mais soutient qu’il aurait actionné la lumière et que l’explosion se serait immédiatement déclenchée. Ensuite, il ne se souviendrait de rien… Excepté du mobile des deux frères, aussi dérisoire qu’affligeant qui, selon lui, aurait été de toucher l’indemnité de l’assurance, estimée à 125 000 euros, dans le but de racheter un bar dans le village.