Installé en Bretagne, Guiz dévoile son quotidien engagé, entre jardin sauvage, alimentation locale et gestes concrets pour la biodiversité.
Guiz n’a jamais vraiment quitté la Bretagne. Après près de trente ans passés avec Tryo, l’interprète de L’Hymne de nos campagnes mène aujourd’hui une vie beaucoup plus rurale, loin du tumulte parisien mais toujours aussi engagé. Installé à Québriac, en Ille-et-Vilaine, dans le secteur de Dinan, il partage un quotidien simple, rythmé par la musique, son jardin et ses engagements écologiques.
Guiz, un artiste engagé pour l'écologieDans une interview accordée à Mr. Mondialisation, le chanteur décrit une scène presque immobile, à l’opposé de l’agitation des tournées. "Là, au moment où je te parle, je suis dans mon jardin, dont la moitié du terrain n’est pas tondue. Je regarde les abeilles et les oiseaux, à qui ça semble plaire…", explique-t-il. Ce choix n’est pas seulement esthétique. Guiz considère cette parcelle laissée volontairement plus sauvage comme un geste concret pour la biodiversité.
Selon lui, chacun pourrait facilement faire la même chose chez soi. Cette sensibilité à l’environnement accompagne son quotidien jusque dans son alimentation. Il dit privilégier les produits locaux, avoir fortement réduit la viande et complètement arrêté le poisson, en raison de son opposition à la pêche industrielle. Il fréquente aussi les petits producteurs et soutient des associations locales comme Bien vivre en Bretagne Romantique.
Une maison bretonne devenue refuge et lieu de créationSon mode de vie apparaît ainsi directement lié aux thèmes qu’il défend depuis des années dans ses chansons. La Bretagne occupe une place ancienne dans son histoire personnelle. Dans une interview pour Ouest-France, Guizmo raconte connaître la région "depuis tout minot". Après la séparation de ses parents, il passait ses vacances dans le pays de Dinan, où sa mère s’était installée.
Il garde des souvenirs précis du port, du quartier du Jerzual et de la piscine de Léhon. Adulte, il a choisi de rester attaché à cette partie de la Bretagne en s’installant à Québriac avec sa compagne. Il y tient aussi des gîtes. D’autres lieux restent associés à son enfance et à ses proches, comme Plouër-sur-Rance, qu’il décrit comme "un vrai coup de coeur", ou encore la plage de Saint-Sieu à Lancieux, où il se rappelle les feux de camp et les soirées avec une guitare.
Une écologie vécue au quotidienSon ancrage breton ne ressemble donc pas à une retraite isolée : il est fait de liens familiaux, d’amitiés et d’habitudes locales conservées au fil des années. Chez Guiz, les convictions passent aussi par des choix très concrets. Il explique faire attention à sa consommation, transmettre ces réflexes à ses enfants et préférer soutenir les circuits courts. Avec humour, il raconte même avoir remplacé le Coca par du Breizh Cola. Derrière l’anecdote se cache une idée qu’il défend fermement : les consommateurs disposent eux aussi d’un pouvoir lorsqu’ils choisissent où va leur argent.
Son jardin non tondu devient alors le symbole parfait de cette philosophie. Pas besoin d’un grand discours ni d’un aménagement spectaculaire pour agir, estime-t-il. Il suffit parfois de laisser une partie du terrain tranquille afin que les insectes et les oiseaux y trouvent leur place. Dans sa maison bretonne, Guiz semble avoir construit un quotidien cohérent avec les messages portés depuis L’Hymne de nos campagnes : vivre plus simplement, observer ce qui l’entoure et réduire autant que possible son impact.
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