De Miss France à Miss Monde 2026, Indira Ampiot porte sur scène l’histoire bouleversante du cancer de sa grand-mère, sa "seconde maman". Derrière les paillettes, un deuil intime devenu combat pour les femmes touchées et leurs proches.
À l'approche de Miss Monde 2026 au Vietnam, où elle représentera la France, Indira Ampiot ramène sur le devant de la scène l'histoire qui a façonné son engagement. L'ancienne Miss France 2023 raconte comment le cancer du sein de sa grand-mère Éliane, puis ses récidives, ont traversé toute son enfance. Pour l’hebdomadaire Paris Match, la jeune Guadeloupéenne résume ce parcours en une phrase : "Le cancer m’a vue grandir." Cette épreuve commence quand elle a sept ans et que le diagnostic tombe pour celle qu'elle appelle sa "seconde maman". "J’étais trop petite pour comprendre ce qu’était un cancer, mais j’ai très vite réalisé que c’était grave et que la maladie pouvait lui être fatale", confie-t-elle. Dix ans plus tard, après cinq cancers et des métastases, Éliane disparaît, alors qu’Indira s'apprête à monter sur scène pour ses premiers concours.
De 7 à 17 ans, une enfance rythmée par le cancerEn Guadeloupe, la fillette voit d'abord sa grand-mère enchaîner les rendez-vous à l’hôpital puis les voyages vers l’Hexagone pour la chimiothérapie. "J'ai grandi avec le cancer et les voyages de ma grand-mère vers l’Hexagone pour recevoir sa chimiothérapie", explique-t-elle, marquée par chaque absence qui laisse un grand vide au sein de la famille. L'image qui la hante reste ce retour où Éliane rentre sans cheveux : "Je n’oublierai jamais la première fois que je l’ai vue rentrer sans ses cheveux…"
Éliane, la "seconde maman" qui inspire Indira AmpiotPour Indira, Éliane n’était pas seulement une grand-mère. "Elle a toujours été comme une deuxième maman pour moi", insiste-t-elle, rappelant son implication dans l’éducation des petits-enfants. Malgré les traitements, elle reste présente et très soignée. "Ma grand-mère était quelqu’un de très coquette… le bonheur que ça lui procurait quand je prenais le temps de lui faire un petit maquillage." Quand elle s'éteint, Indira arrive à Miss Basse-Terre "avec ce lourd bagage et un énorme vide dans mon cœur", décidée à "porter cette cause" sur toutes les scènes, comme elle le racontera plus tard au site people Gala.
De Miss France à Reflet d’espoir, un combat pour les femmes maladesUne fois élue Miss France 2023, la Guadeloupéenne fait de la lutte contre le cancer le fil rouge de son règne, en multipliant les actions avec l’Institut Curie, Une Jonquille contre le cancer, Tout le monde contre le cancer ou la Ligue contre le cancer, comme elle le détaille à Gala. Auprès des patientes, elle maquille, coiffe, écoute, cherchant surtout à leur rendre confiance : "J'ai envie de leur rappeler qu’elles sont d’autant plus femmes parce qu’elles se battent, parce qu’elles restent fortes et belles malgré la maladie."
Dans ce même entretien, elle décrit Reflet d’espoir comme une plateforme destinée à centraliser infos, prévention et contacts d’associations autour du cancer, afin de donner de la "lumière" à celles qui aident les malades. Marraine de Un Bisou Solidaire au Fauchon L’Hôtel Paris, au profit de la Ligue contre le cancer, comité de Paris, elle assume que Reflet d’espoir est "le projet qui va m’animer pour les prochaines années, peut-être même jusqu’à ma mort".
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