Avec l'arrêt total d'une partie de la ligne de train de l'Ariège de février à juin 2026, les usagers de l'axe ferroviaire ont réalisé plus que jamais l'importance que peut revêtir la circulation des rames au...
l'essentiel Avec l'arrêt total d'une partie de la ligne de train de l'Ariège de février à juin 2026, les usagers de l'axe ferroviaire ont réalisé plus que jamais l'importance que peut revêtir la circulation des rames au quotidien. Plusieurs mois après la réouverture, la région Occitanie dit vouloir maintenir l'investissement dans ce mode de transport... mais pas que.
"Quand on est en territoire rural et de montagne, c’est trois à quatre pleins par mois qu’on fait, ça veut dire que le budget dépasse 500 euros par mois pour le carburant, et c’est énorme." Face à plusieurs élus de Ariège, la présidente du Conseil régional d’Occitanie, Carole Delga, ne pouvait pas visiter le département sans évoquer le train et l’avantage qu’il propose… lorsqu’il fonctionne.
Il y a quelques mois, les trains LiO ne passaient plus entre Foix et Ax-les-Thermes. Un mouvement de terrain très important paralysait totalement la ligne. Pendant quatre mois, un bon nombre d’usagers se sont retrouvés sans solution pour aller au travail. La gestion de cette crise des mobilités fait maintenant l’objet d’une certaine satisfaction partagée parmi les autorités et les collectivités.
"Je voulais vous remercier pour l’accompagnement apporté à la population de l’Ariège lors de l’éboulement", adresse, par exemple, le préfet, Hervé Brabant, à la présidente de Région, devant la gare de Tarascon-sur-Ariège mercredi 30 septembre 2026.
Maintenir le cap sur le trainDu côté de Carole Delga, l’intention affichée n’est pas d’arrêter d’investir dans le renforcement de l’offre ferroviaire en Ariège. "À travers les conséquences du réchauffement climatique, il y a ces conséquences de mouvements du sol et la nécessité bien sûr de protéger la voie et puis nous avons eu également la liaison ferroviaire à Tarascon qui aussi a fermé suite à la tempête Nils", retrace-t-elle.
Pendant la période de fermeture, une large maintenance a été opérée sur la ligne, avec les forces humaines de la SNCF. Un plan d’investissement d’urgence massif a également été annoncé en décembre 2025 par Carole Delga, "pour améliorer la régularité des trains". Avec 60 millions d’euros sur trois ans, l’objectif est d’améliorer les lignes les plus dégradées d’Occitanie, parmi lesquelles compte celle reliant Toulouse à Foix.
À une échelle locale, Carole Delga dit également travailler autour d’un projet de création d’une halte ferroviaire à Ornolac-Ussat-les-Bains. Plus globalement, l’intérêt de la Région est de promouvoir encore et toujours l’usage des rails. "Un salarié qui va prendre le train en Occitanie pour aller à son travail, c’est maximum 1 euro le trajet. Vous voyez, deux euros par jour, c’est moins qu’un litre de carburant", souligne sa présidente.