En signant vendredi 11 septembre son premier succès à La Mosson contre Pau (1-0), le MHSC a maintenu le rythme et sa place dans le haut du classement. Mais il a également démontré l’étendue des progrès qu’il peut...
En signant vendredi 11 septembre son premier succès à La Mosson contre Pau (1-0), le MHSC a maintenu le rythme et sa place dans le haut du classement. Mais il a également démontré l’étendue des progrès qu’il peut fournir.
Les températures baissent mais Montpellier, lui, est bien au chaud. Calé dans ce top 5 qu’il chasse cette saison, il maintient pour l’instant le rythme et suit celui imposé par Saint-Étienne. Le rendez-vous brûlant à Reims, vendredi prochain, sera un nouveau révélateur. Mais, en dominant Pau (1-0) avant-hier, son premier succès de la campagne à domicile, il a un peu plus collé à sa feuille de route de prétendant. Sans encore toutefois donner sa pleine mesure, entretenant le doute ou la certitude d’une progression selon où on se place.
"Au final, on a ce qu’on voulait, on a les trois points et ça part de là, j’espère", réagissait vendredi Florian Tardieu, expérimenté milieu d’une équipe qui ne l’est pas. Mais accumule les points – 11 sur 18 possibles et trois de plus que la saison dernière au même stade – à défaut des buts inscrits (5 en 6 matches).
Vilain défaut et usureLe vilain défaut est largement identifié par l’entraîneur Zoumana Camara et son staff depuis de longs mois, puisqu’il a coûté cher lors du dernier exercice. Et malgré la victoire, ce ne sont pas les difficultés rencontrées face aux Palois qui vont mettre fin aux recherches.
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La Paillade, qui n’a plus marqué deux buts dans un même match depuis huit rencontres et avril dernier à Amiens (0-2), a certes à nouveau dominé (74 % de possession), pressé et récupéré haut, une constante lors de ses trois matches à La Mosson. Mais elle a trop peu inquiété son adversaire (4 tirs cadrés), donnant le sentiment d’être inoffensive, jusqu’au but venu d’ailleurs de Théo Sainte-Luce (72e).
"C’est assumé. Je veux qu’on joue haut dans le camp adverse, et parfois ça peut paraître stérile. Mais cette possession et cette maîtrise usent l’adversaire jusqu’à trouver la faille. C’est ce que mes joueurs ont su faire aujourd’hui", a souligné le coach héraultais.
Automatismes et recrues à intégrerIl n’empêche, ses hommes ont diffusé l’impression de ne pas toujours savoir où aller face à ce mur jaune, malgré les efforts d’un Daylam Meddah encore au four et au moulin. Créer, c’est finalement là que la formation héraultaise peut bien mieux faire.
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Les automatismes aideront sans doute. Vendredi, hormis Nicolas Pays, trois des quatre offensifs (Mukiele, Camara, Ayem) n’évoluaient pas dans l’Hérault il y a trois mois. Et cinq des dix joueurs de champ sont arrivés cet été. Même chose pour la stabilité à un poste de meneur où “Papus” Camara tâtonne. Prochainement, la recrue Yassine Benhattab pourrait s’immiscer dans le jeu. Comme les latéraux Yanis Zouaoui et Alpha Sissoko, pour l’instant en reprise, auront certainement leur mot à dire dans l’animation.
Preuve que la vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. Et qu’entre, il existe une vraie marge de progression. Le MHSC devra forcément la gommer s’il veut continuer de se chauffer du même bois que les cadors quand pointera le froid de l’hiver.